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	<title>vallée du Tarn &#8211; Live Aveyron</title>
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	<description>Le quotidien des Aveyronnais</description>
	<lastBuildDate>Tue, 02 Feb 2021 13:38:08 +0000</lastBuildDate>
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	<title>vallée du Tarn &#8211; Live Aveyron</title>
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		<title>Ce n&#8217;est quand même pas une idée révolutionnaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gilles BERTRAND]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2020 15:28:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A Millau]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Millau - Aguessac à vélo]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilité douce]]></category>
		<category><![CDATA[piste cyclable vallée du Tarn]]></category>
		<category><![CDATA[vallée du Tarn]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis près de 30 ans, les riverains de la vallée du Tarn entre Millau et Le Rozier réclament l’aménagement d’une voie cyclable pour sécuriser les déplacements à vélo mais également pour développer l’attractivité de cette zone touristique. Ce dossier maintes fois débattu n’a jamais trouvé d’issu. Avec une nouvelle donne politique locale, le projet d’une voie verte et/ou cyclable peut-il voir le jour ? Enquête.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="has-text-align-center wp-block-heading"><span style="color: #0d3fa3">« CE N’EST QUAND MEME PAS UNE IDEE REVOLUTIONNAIRE »</span></h3>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="http://liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/07/piste-cyclable-vallee-du-tarn-13.jpg" alt="" class="wp-image-5631" width="1160" height="760" /></figure></div>



<p class="has-text-align-center"><span style="color: #0d3fa3"><strong>Depuis près de 30 ans, les riverains de la vallée du Tarn entre Millau et Le Rozier réclament l’aménagement d’une voie cyclable pour sécuriser les déplacements à vélo mais également pour développer l’attractivité de cette zone touristique. Ce dossier maintes fois débattu n’a jamais trouvé d’issue. Avec une nouvelle donne politique locale, le projet d’une voie verte et/ou cyclable peut-il voir le jour&nbsp;? Enquête.</strong></span></p>



<p>Une longue table pour recevoir un banquet de mariage, une ombre bienfaitrice comme une belle offrande en cet après midi torride, de l’eau fraîche sur la table, des moutards jouant avec pas grand-chose, une simple corde nouée à une branche solide pour tournoyer autour d’un gros arbre, tel était le cadre très «un goûter à la campagne», une petite dizaine de personnes les coudes sur la toile cirée et l&#8217;ordi sans batterie.</p>



<p>Il était justement 16 heures, l’heure fixée pour cette réunion de l’association Les Tadam, le thème du jour «&nbsp;la piste cyclable de la vallée du Tarn&nbsp;», Marion, la présidente d’annoncer «&nbsp;je vous propose une réunion minutée, 5 minutes par thème. Le premier point, c’est faire le point sur les rencontres avec les élus&nbsp;».</p>



<p>Les <span style="color: #000000"><strong>Tadam </strong></span>se sont emparés de ce dossier aussi glissant qu’une savonnette au fond d’une baignoire, le petit monstre du Loch Ness local qui fraye dans les gravières pour pointer régulièrement son museau dans les eaux du Tarn, la fameuse, la très fumeuse piste cyclable reliant Millau au Rozier, fumeuse car combien de fois cette idée s’est consumée comme un feu de broussaille laissant derrière elle quelques scories vite envolées par le premier des vents d’autan.</p>



<p><span style="color: #0d3fa3"><strong>«&nbsp;GOUVERNER, C’EST PREVOIR&nbsp;»</strong></span></p>



<p>Déjà fin des années 90, la mobilité douce fait débat et trouve écho &nbsp;chez les élus de la Communauté des Communes Millau Grands Causses. Certains élus, dont Jean-Louis Esperce, l’ancien bâtonnier du tribunal de Millau, engagent une réflexion sur cette thématique. Alors président de la commission tourisme, l’ancien avocat ne déclare-t-il pas <strong>«gouverner, c’est prévoir»</strong>, la célèbre citation de d’Emile de Girardin qui, 20 ans plus tard, prend tout son sens à propos de ce projet piste cyclable.</p>



<p>Car tous les exemples le prouvent, envisager la création d’une piste cyclable prend du temps, un temps long, le temps pour convaincre les élus, pour travailler sur la faisabilité compte tenu des contraintes foncières et budgétaires et enfin le temps des travaux. Pour seul exemple, citons celui de la <strong>Loire à vélo</strong>, le projet le plus ambitieux réalisé en France, long de 900 km longeant le fleuve majestueux comportant 27% de voies vertes et 12% de pistes cyclables. Lancée en 1995, cette infrastructure a nécessité 13 ans pour la réalisation du premier tronçon situé dans le Cher et près de 20 ans pour que cet axe soit opérationnel, une véritable autoroute cyclable comptabilisant 630&nbsp;000 pratiquants par an pour un budget de travaux estimé à 50 millions d’euros.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/07/piste-cyclable-vallee-du-tarn-12.jpg" alt="" class="wp-image-5630" width="1160" height="760" /></figure>



<p>La Loire à Vélo est devenue le centre d’attraction pour toutes les régions de France, le phare captant toutes les attentions pour réfléchir au développement de cette forme de tourisme doux et de mobilité peu impactante sur le plan environnemental.</p>



<p>Sur le plan national, un effort est notable pour le financement de ces projets passant de 5,7 euros par habitant en 2008 à 8,9 euros en 2019. Mais ce chiffre reste cependant très loin des 25 à 30 euros par habitant investis dans les pays scandinaves.</p>



<p>L’économie générée par cette<strong> VéloRoute</strong> prouve toute la pertinence de ce type d’investissement pour les communes, les départements et les régions traversés. En 2015, l’impact économique était mesuré à 29,6 millions d’euros soit 30&nbsp;000 euros par kilomètre et par an avec un budget moyen par cycliste évalué à 80 euros par jour dépensés contre 45 à 50 euros pour un camping-cariste (étude Inddigo et Symétris). &nbsp;</p>



<p>Autre région et même constat, en Bretagne avec son ensemble de Voies Vertes et Vélo-Routes, on enregistre un impact économique en forte progression passant de 14,8 millions d’euros en 2015 à 33,2 en 2018. En termes de fréquentation, la <strong>Vélodyssée</strong> longeant l’Atlantique, augmente de 58% entre 2015 et 2018 alors que la <strong>ViaRhôna</strong> augmente de 30% sur les berges du Rhône. Des chiffres éloquents.</p>



<p><span style="color: #0d3fa3"><strong>SEULEMENT 80 KM DE VOIES VERTES ET PISTES CYCLABLES EN AVEYRON</strong></span></p>



<p>Alors qu’en est-il de cette réflexion et des projets en cours et réalisés dans le département de l’Aveyron&nbsp;? Des schémas directeurs cyclables ont bien été définis autant sur le plan national que régional mais force est de constater que les réalisations restent à ce jour infimes dans un département à fort potentiel touristique. Chronologiquement, en 2010, 9 axes sont définis par le schéma directeur cyclable régional dont 2 situés en l’Aveyron, la vallée du Lot (la <strong>V86</strong> soit 150 km entre Capdenac Gare et St Laurent d’Olt) et la vallée du Tarn – Larzac (la <strong>V85</strong> soit 100 km entre Réquista et Sauclières). En 2016, le Conseil Départemental décide d’étudier la faisabilité de ces deux itinéraires définis par ce schéma régional des Vélo-Routes et Voies Vertes. En mars 2019, le CD12 confirme sa volonté à l’horizon 2020 d’ouvrir dans un premier temps ces voies par simples signalétiques avant d’envisager certains travaux et aménagements.</p>



<p>Au final à ce jour, sur le terrain, seuls quatre petits tronçons partiellement sécurisés sont proposés aux cyclistes&nbsp;quelque soit le niveau de pratique :</p>



<p>. 23 km entre Bertholène et Espalion, Voie Verte dans un état moyen pour la pratique pour tous</p>



<p>. 17 km de Trace Verte entre Millau et St Georges de Luzençon dans un état moyen pour la pratique pour tous</p>



<p>. 8 km de Voie Verte entre St-Affrique et St Jean d’Alcapiès avec un projet d’extension à l’ouest jusqu’à St-Izaire, projet s’intégrant dans l’aménagement de la V85 Tarn – Larzac</p>



<p>. 30 km de Vélo-Route entre Bouillac et St-Patherm dans la vallée du Lot dont 4 km sur routes à fort trafic sur l’axe de la V86.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/07/piste-cyclable-vallee-du-tarn-15.jpg" alt="" class="wp-image-5632" width="1161" height="761" /></figure>



<p><strong><span style="color: #0d3fa3">LA VALLEE DU TARN, UN OUTIL DE DEVELOPPEMENT TOURISTIQUE</span></strong></p>



<p>L’association Les Tadam tout comme dans un passé récent l’association <strong>EVE</strong> pilotée par <strong>Stéphane Orcel</strong>, il fut notamment l’initiateur de la&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; fête du vélo à Millau, s’est donc engagée dans un difficile combat, celui de convaincre les élus(es) d’une réelle nécessité à construire une piste cyclable (ou voie verte) entre Millau – Aguessac et/ou Millau – Le Rozier. Un projet à double titre&nbsp;:</p>



<p><strong>1&nbsp;: </strong>pour sécuriser à l’année la circulation des cyclistes locaux sur cet axe qu’ils soient vélotafeurs, randonneurs, sportifs ou tout simplement usagés(es) famille-loisir. La RD 809 Millau – Aguessac – Rivière sur Tarn – Boyne – Le Rozier et à un degré moindre la RD 187 rive gauche Millau – Paulhe &#8211; La Cresse, sont des départementales connues pour leur forte dangerosité (le même constat peut être établi vallée du Tarn jusqu’à Compeyre et vallée de la Dourbie jusqu’à La Roque Sainte Marguerite).</p>



<p><strong>2&nbsp;: </strong>pour sécuriser la pratique sur cet axe et faire de cet itinéraire un instrument de développement touristique pour une population captive à la recherche d’aménagement de ce type dans une vallée comptant près de 15 campings, porte d’entrée des gorges du Tarn et de la Jonte.</p>



<p>Pour Les «&nbsp;<strong>Tadameurs&nbsp;</strong>», la période était idéale, dans la foulée des élections municipales et inter-communales pour sensibiliser ces nouvelles équipes installées en mairie afin de ré-ouvrir ce dossier qu’ils jugent prioritaire.&nbsp; D’autant plus que les projets observés sur d’autres territoires prouvent toute la pertinence à confier cet opérationnel à une Communauté de Communes pour fédérer les villes et villages concernés et pour avoir une maîtrise totale du projet pour en diminuer le temps de réflexion et de réalisation. Les membres de cette association estiment que l’arrivée de 4 élus de la vallée (Aguessac, Rivière, Paulhe, Le Rozier) aux côtés d’Emmanuelle Gazel la nouvelle présidente pourrait être un atout de poids pour faire bouger les lignes d’autant plus que l’élue socialiste plaçait la mobilité douce comme l&#8217;une de ses priorités de campagne.</p>



<p><strong><span style="color: #0d3fa3">3 MILLIONS D’EUROS POUR UN KILOMETRE DE VOIE VERTE</span></strong></p>



<p>L’aménagement d’une voie verte est certes un problème financier, le coût moyen estimé sur la base d’une ancienne voie ferrée revient à 3 mill ions d’euros le kilomètre,&nbsp;mais c’est en priorité une problématique foncière, un point sur lequel la Com de Com de Millau s’est déjà cassée les dents même si certaines parcelles ont été acquises entre Bellugues et La Cresse.</p>



<p>Plusieurs projets ont été dans le passé en réflexion autant rive droite que rive gauche. Le projet le plus abouti et le plus réaliste fut celui d’une implantation rive droite en parallèle de la voie ferrée jusqu’à Aguessac, un dossier retoqué pour des raisons de coût pour délimiter et sécuriser la section cyclable avec l’espace ferroviaire.</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" width="1024" height="683" src="http://liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/07/piste-cyclable-vallee-du-tarn-7.jpg" alt="" data-id="5616" data-full-url="http://liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/07/piste-cyclable-vallee-du-tarn-7.jpg" data-link="http://liveaveyron.com/2020/07/21/ce-nest-quand-meme-pas-une-idee-revolutionnaire/piste-cyclable-vallee-du-tarn-7/" class="wp-image-5616" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/07/piste-cyclable-vallee-du-tarn-7.jpg 1024w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/07/piste-cyclable-vallee-du-tarn-7-300x200.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/07/piste-cyclable-vallee-du-tarn-7-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" width="1024" height="683" src="http://liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/07/piste-cyclable-vallee-du-tarn-3.jpg" alt="" data-id="5613" data-full-url="http://liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/07/piste-cyclable-vallee-du-tarn-3.jpg" data-link="http://liveaveyron.com/2020/07/21/ce-nest-quand-meme-pas-une-idee-revolutionnaire/piste-cyclable-vallee-du-tarn-3/" class="wp-image-5613" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/07/piste-cyclable-vallee-du-tarn-3.jpg 1024w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/07/piste-cyclable-vallee-du-tarn-3-300x200.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/07/piste-cyclable-vallee-du-tarn-3-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></li></ul></figure>



<p>L’argumentaire pour plaider en la faveur d’un tel aménagement durable repose sur 10 points&nbsp;:</p>



<p><strong>1.</strong> la sécurisation de la chaussée</p>



<p><strong>2.</strong> la sensibilisation des jeunes aux intérêts de la mobilité douce, le développement de la pratique chez les enfants</p>



<p><strong>3</strong>. un aménagement pour une pratique douce ou sportive et les effets sur la santé publique</p>



<p><strong>4.</strong> un instrument d’attractivité touristique</p>



<p><strong>5.</strong> la complémentarité avec d’autres pratiques sportives (trail, rando, VTT…)</p>



<p><strong>6. </strong>le développement &nbsp;des points accueil vélo</p>



<p><strong>7.</strong> le développement de la pratique et en conséquence le développement du budget vélo des habitants de la vallée</p>



<p><strong>8.</strong> le développement de l’économie locale liée à cette pratique (magasins cycles – loueurs – free-floting)</p>



<p><strong>9.</strong> la baisse des émissions de CO2 (171 mg par voyageur vélo/km contre 1126 mg par voyageur voiture/km soit 85% de moins) – la baisse des émissions de Gaz à Effets de Serre (14 gco2 par voyageur vélo/km contre 253 gco2 par voyageur voiture/km soit 94% de moins)</p>



<p><strong>10.</strong> le développement du vélotaf entre Millau – Aguessac corrélé par le développement de l’usage du VAE</p>



<p>Ces <strong>10 arguments</strong> font échos avec les préoccupations actuelles que les Tadameurs entendent bien développer et populariser au sein de la population locale et des élus. Le premier acte de cette série d’actions fut une pétition lancée par <strong>Fearghal Mc Laughlin</strong>, déjà très engagé dans la défense de la ligne Béziers – Neussargues. Cet Irlandais installé à Paulhe et formateur de profession l’exprime avec beaucoup de sincérité «on habite un petit coin de <strong>paradis </strong>mais on manque vraiment de sécurité» et de dresser un constat d’une réalité aussi claire que les eaux du Tarn au clair de lune «cette piste cyclable, ce n’est quand même pas une idée <strong>révolutionnaire</strong>, c’est juste une évidence». Alors on se donne rendez-vous dans 20 ans pour l&#8217;inauguration ? </p>



<p><strong>. le 24 juillet ballade cyclo-militante entre La Cresse et Millau et stand d&#8217;information sur le marché de Millau</strong></p>



<p><strong>. Pour infos : 06 70 80 58 30</strong> <strong>les TADAM</strong> <strong>asso.lestadam@gmail.com</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/07/piste-cyclable-vallee-du-tarn-5.jpg" alt="" class="wp-image-5614" width="1160" height="760" /></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>La cerise bio sur le gâteau</title>
		<link>https://www.liveaveyron.com/2020/06/18/le-temps-des-cerises-la-vallee-tournee-vers-lavenir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gilles BERTRAND]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jun 2020 08:08:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[cerise]]></category>
		<category><![CDATA[Loïc Alméras]]></category>
		<category><![CDATA[Mouche Drosphila Suzukii]]></category>
		<category><![CDATA[vallée du Tarn]]></category>
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					<description><![CDATA[La mouche Drosphila Suzukii fait des ravages dans les vergers de la vallée du Tarn fragilisant les producteurs de cerises notamment. L’APABA conduit actuellement une expérimentation pour trouver des alternatives aux modes de production traditionnelles. Enquêtes.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter is-resized"><img decoding="async" src="http://liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/06/photo-dossier-cerise-bio-vallee-du-tarn-loic-almeras-2.jpg" alt="" class="wp-image-5314" width="1160" height="740" /></figure></div>



<h3 class="has-text-align-center wp-block-heading"><span style="color: #c70c0c">LA CERISE BIO SUR LE GATEAU</span></h3>



<p class="has-text-align-center"><span style="color: #c70c0c"><strong>La mouche Drosphila Suzukii fait des ravages dans les vergers de la vallée du Tarn fragilisant les producteurs de cerises notamment. L’APABA conduit actuellement une expérimentation pour trouver des alternatives aux modes de production traditionnelles. Enquêtes.</strong></span></p>



<p>Mercredi jour de marché, quelques lèves tôt, le cabas, le panier à la main, Jean Louis devant ses bons pains à faire goûter sa fouace orée à point. Même de si bon matin, personne ne refuse ce petit triangle tendre, cette petite douceur fondante sous le palais, la croûte légèrement craquante, le sucre subtilement crépitant.</p>



<p>Devant lui, les fromages du Truel sont déjà sous cloches, plus loin à droite, pas très loin du grand Christ, l’étalage de <strong>Loïc Almeras</strong>, des légumes, des asperges, de la saucisse sèche, de la charcuterie sous vide et des cerises. &nbsp;Une cliente se charge d’une pièce de viande précommandée et, la veinarde…, elle achète les dernières asperges.</p>



<p>Loïc est maraîcher, arboriculteur dans la vallée du Tarn mais aussi éleveur et restaurateur à La <strong>Tindelle</strong> sur le Causse Noir. A chacun, chacune de ses clients, clientes bien matinaux, achetant une barquette de cerises, il tend un petit papier. Un questionnaire est à remplir, cinq cases à cocher, l’une d’entre elle «&nbsp;les traces blanches sont-elles un frein à l’achat&nbsp;?&nbsp;».</p>



<p>Depuis le début de l’année, Loïc Alméras est entré dans une phase expérimentale pour sa production de cerises et arbres fruitiers sur son domaine de Pailhas. &nbsp;C’était l’homme de la situation désireux d’orienter toute son exploitation vers le bio. Le convaincre fut des plus faciles pour <strong>Alain Pouvreau</strong> l’administrateur de <strong>l’APABA</strong> et pour la technicienne Nathalie Ratière en charge d’un dossier épineux.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter is-resized"><img decoding="async" src="http://liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/06/photo-dossier-cerise-bio-vallee-du-tarn-loic-almeras.jpg" alt="" class="wp-image-5315" width="1160" height="740" /></figure></div>



<p>Car dans la vallée du Tarn comptant 60 arboriculteurs produisant sur un peu moins de 200 hectares l’équivalent par saison de 300 tonnes de cerises et autant en mirabelles, l’utilisation des produits phytosanitaires pour lutter notamment contre la mouche <strong>Drosphila Suzukii</strong>, est devenue un sujet sensible, source de conflits entre riverains et producteurs avec au centre la mobilisation de l’association écologiste Les Coquelicots.</p>



<p>Pour réfléchir à l’avenir de cette production et trouver des scénarios de sortie de crise, un premier GIEE est créé regroupant 23 professionnels engagés à titres divers dans la filière. Joël Thomas, animateur de territoire dans le Sud Aveyron conduit ce projet. Premier résultat, une prise de conscience, une réflexion commune et la sortie d’une étude balayant un ensemble de solutions possibles comme le passage en AB, la diminution de l’utilisation des produits phytosanitaires, la diversification fruitière (kiwis, kaki), le maraîchage, la création d’un label, d’une AOP «&nbsp;<strong>fruits de coteaux</strong>&nbsp;» ou bien encore les opportunités de transformation pour offrir une nouvelle valeur ajoutée au fruit. Quant à l’installation de filets protecteurs, c’est à peine si cette mesure est évoquée compte tenu de son coût et de la technicité des terrains en pente dans la vallée soit 50&nbsp;000 à 60&nbsp;000 euros d’investissement à l’hectare.</p>



<p>Mais la pression s’intensifie, Joël Thomas dresse un rapide constat d’urgence&nbsp; «&nbsp;il faut arrêter de faire la guerre, il faut changer les choses&nbsp;». Pour cela, il se rapproche de l’APABA, traduisez Association pour la Promotion de &nbsp;l’Agriculture Biologique en Aveyron, 30 ans cette année, à militer pour conduire les exploitants à s’orienter vers des productions respectant la nature. Alain Pouvreau s’empare du dossier «nous ne pouvions pas refuser ce projet, déjà dans un premier temps pour faire tomber la pression de ce conflit».</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter is-resized"><img decoding="async" src="http://liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/06/photo-cerise-valee-du-tarn-1.jpg" alt="" class="wp-image-5316" width="1160" height="740" /></figure></div>



<p>L’APABA désigne Nathalie Ratière l’une des sept techniciens – techniciennes pour suivre cette mission. Cette vendéenne formée au premier lycée agricole bio puis à la coopérative La Cavale se forge une conviction, produire en respectant la nature pour le bien de cette terre nourricière et la santé de tous. Au sein de l’APABA qu’elle intègre il y a 9 ans, elle fait ses armes notamment dans les vignobles de <strong>Marcillac</strong> et <strong>Conques</strong> et plus loin dans la vallée de la Truyère comme chez Pauline Broca sur les coteaux du Fel. Elle expérimente ainsi au sein d’un GIEE la rénovation des terrasses, l’utilisation des engrais verts pour les sols, alternative au glyphosate la mise en place de nouvelles haies autour des vignobles&nbsp; et même l’installation de ruches. Ses convictions sont finalement simples «tout part du sol. Si le sol est mort, il faut le faire revivre, le rendre à nouveau vivant. Ainsi l’arbre sera plus fort. C’est la logique de la nature».</p>



<p>Ainsi nait dans la vallée du Tarn un second <strong>GIEE</strong>. Elle espérait accueillir 5 arboriculteurs, 15 sonnent à sa porte pour intégrer ce champ de formation, de réflexion collective et d’expérimentation. Un premier succès en soi, elle explique «j’ai découvert des producteurs qui étaient à l’écoute, qu’il s’agissait plus d’une méconnaissance qu’une volonté de ne pas faire les choses» le tout avec une pédagogie simple «je ne vais pas me mettre à votre place. Vous êtes maître chez vous. Moi, je propose et vous, vous prenez ou non». En avançant tout doucement, ne pas brusquer, ne pas braquer, expliquer clairement sans juger en desserrer les écrous cran par cran, surtout, ne pas gripper le pas de vis, le but avoué réapprendre à respecter le sol, l’arbre et le fruit.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img decoding="async" width="1280" height="853" src="http://liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-6.jpg" alt="" class="wp-image-4554" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-6.jpg 1280w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-6-300x200.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-6-1024x682.jpg 1024w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-6-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></figure></div>



<p>Partir du concret…c’est là que Loïc Alméras rentre dans la danse. Son verger est choisi comme base d’expérimentation. L’objectif&nbsp;de cette phase 1 : à court terme,  poser des bases statistiques sur les problématiques liées à la présence de cette mouche asiatique dévastatrice, un fléau ayant contraint les arboriculteurs locaux à recourir à ces <strong>organophosphorés</strong> dont la dangerosité n’est plus à démontrer. Un verger non traité est également choisi sur la commune de <strong>La Cresse</strong> pour compléter l’observation de terrain.</p>



<p>Ainsi chaque lundi, Nathalie Ratière prend son panier pour récolter <strong>500</strong> cerises dont 100 sur la parcelle test et 200 chez Loïc Alméras, les cerisiers traités pour moitié au talc et le reste à l’ail. Le lendemain, les fruits rouges sont découpés pour comptabiliser les cerises contaminées par un ver particulièrement vorace, jusqu’à 60% dans le verger test sans traitement. La technicienne d’ajouter avec un brin d’humour pour dédramatiser la situation «avec les bonnes, on fait des clafoutis…».</p>



<p>Il faut laisser le temps au temps, la formule est bien connue, l‘APABA se donne cinq ans pour créer un courant et orienter une partie de la production locale vers des pratiques plus respectueuses et moins dépendantes de l’utilisation des produits phytosanitaires de synthèse. Un vrai défi, un équilibre délicat à trouver entre prise de risque technique et sécurité financière dans un contexte de production fragilisée par les caprices potentiels du climat comme en 2017 avec un gel féroce anéantissant la production.</p>



<p>Les arboriculteurs locaux ont donc un pied sur l’échelle pour construire un nouveau futur. Les questions sont multiples, comment conjuguer la rentabilité d’une production&nbsp;? Comment faire face à la concurrence des productions espagnoles&nbsp;? Comment résister à la pression sociale des groupes contestataires&nbsp;? Rester prudent ou bien choisir une stratégie de rupture&nbsp;?</p>



<p>Loïc Alméras est donc pionnier, inscrit dans une démarche d’avenir, en rupture avec le conventionnel tout en diversifiant son activité. Bientôt, il sera rejoint par ses deux fils pour développer l’exploitation, réussir sa conversion en AB et travailler les circuits courts, un avenir qui se compose comme une pièce montée. Et là, plus que jamais, tout sera question d’équilibre, la cerise bio au sommet du gâteau&#8230;.!</p>



<p><strong>GIEE</strong> : Groupement d’Intérêt Economique et Envrionnemental</p>



<p><strong>A lire également le <a href="http://gillesbertrand-photography.com/2020/04/5708/">portrait de Loïc Alméras</a>&nbsp;</strong></p>
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