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	<title>Loïc Alméras &#8211; Live Aveyron</title>
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	<description>Le quotidien des Aveyronnais</description>
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	<title>Loïc Alméras &#8211; Live Aveyron</title>
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		<title>La cerise bio sur le gâteau</title>
		<link>https://www.liveaveyron.com/2020/06/18/le-temps-des-cerises-la-vallee-tournee-vers-lavenir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gilles BERTRAND]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jun 2020 08:08:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[cerise]]></category>
		<category><![CDATA[Loïc Alméras]]></category>
		<category><![CDATA[Mouche Drosphila Suzukii]]></category>
		<category><![CDATA[vallée du Tarn]]></category>
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					<description><![CDATA[La mouche Drosphila Suzukii fait des ravages dans les vergers de la vallée du Tarn fragilisant les producteurs de cerises notamment. L’APABA conduit actuellement une expérimentation pour trouver des alternatives aux modes de production traditionnelles. Enquêtes.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="http://liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/06/photo-dossier-cerise-bio-vallee-du-tarn-loic-almeras-2.jpg" alt="" class="wp-image-5314" width="1160" height="740" /></figure></div>



<h3 class="has-text-align-center wp-block-heading"><span style="color: #c70c0c">LA CERISE BIO SUR LE GATEAU</span></h3>



<p class="has-text-align-center"><span style="color: #c70c0c"><strong>La mouche Drosphila Suzukii fait des ravages dans les vergers de la vallée du Tarn fragilisant les producteurs de cerises notamment. L’APABA conduit actuellement une expérimentation pour trouver des alternatives aux modes de production traditionnelles. Enquêtes.</strong></span></p>



<p>Mercredi jour de marché, quelques lèves tôt, le cabas, le panier à la main, Jean Louis devant ses bons pains à faire goûter sa fouace orée à point. Même de si bon matin, personne ne refuse ce petit triangle tendre, cette petite douceur fondante sous le palais, la croûte légèrement craquante, le sucre subtilement crépitant.</p>



<p>Devant lui, les fromages du Truel sont déjà sous cloches, plus loin à droite, pas très loin du grand Christ, l’étalage de <strong>Loïc Almeras</strong>, des légumes, des asperges, de la saucisse sèche, de la charcuterie sous vide et des cerises. &nbsp;Une cliente se charge d’une pièce de viande précommandée et, la veinarde…, elle achète les dernières asperges.</p>



<p>Loïc est maraîcher, arboriculteur dans la vallée du Tarn mais aussi éleveur et restaurateur à La <strong>Tindelle</strong> sur le Causse Noir. A chacun, chacune de ses clients, clientes bien matinaux, achetant une barquette de cerises, il tend un petit papier. Un questionnaire est à remplir, cinq cases à cocher, l’une d’entre elle «&nbsp;les traces blanches sont-elles un frein à l’achat&nbsp;?&nbsp;».</p>



<p>Depuis le début de l’année, Loïc Alméras est entré dans une phase expérimentale pour sa production de cerises et arbres fruitiers sur son domaine de Pailhas. &nbsp;C’était l’homme de la situation désireux d’orienter toute son exploitation vers le bio. Le convaincre fut des plus faciles pour <strong>Alain Pouvreau</strong> l’administrateur de <strong>l’APABA</strong> et pour la technicienne Nathalie Ratière en charge d’un dossier épineux.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter is-resized"><img decoding="async" src="http://liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/06/photo-dossier-cerise-bio-vallee-du-tarn-loic-almeras.jpg" alt="" class="wp-image-5315" width="1160" height="740" /></figure></div>



<p>Car dans la vallée du Tarn comptant 60 arboriculteurs produisant sur un peu moins de 200 hectares l’équivalent par saison de 300 tonnes de cerises et autant en mirabelles, l’utilisation des produits phytosanitaires pour lutter notamment contre la mouche <strong>Drosphila Suzukii</strong>, est devenue un sujet sensible, source de conflits entre riverains et producteurs avec au centre la mobilisation de l’association écologiste Les Coquelicots.</p>



<p>Pour réfléchir à l’avenir de cette production et trouver des scénarios de sortie de crise, un premier GIEE est créé regroupant 23 professionnels engagés à titres divers dans la filière. Joël Thomas, animateur de territoire dans le Sud Aveyron conduit ce projet. Premier résultat, une prise de conscience, une réflexion commune et la sortie d’une étude balayant un ensemble de solutions possibles comme le passage en AB, la diminution de l’utilisation des produits phytosanitaires, la diversification fruitière (kiwis, kaki), le maraîchage, la création d’un label, d’une AOP «&nbsp;<strong>fruits de coteaux</strong>&nbsp;» ou bien encore les opportunités de transformation pour offrir une nouvelle valeur ajoutée au fruit. Quant à l’installation de filets protecteurs, c’est à peine si cette mesure est évoquée compte tenu de son coût et de la technicité des terrains en pente dans la vallée soit 50&nbsp;000 à 60&nbsp;000 euros d’investissement à l’hectare.</p>



<p>Mais la pression s’intensifie, Joël Thomas dresse un rapide constat d’urgence&nbsp; «&nbsp;il faut arrêter de faire la guerre, il faut changer les choses&nbsp;». Pour cela, il se rapproche de l’APABA, traduisez Association pour la Promotion de &nbsp;l’Agriculture Biologique en Aveyron, 30 ans cette année, à militer pour conduire les exploitants à s’orienter vers des productions respectant la nature. Alain Pouvreau s’empare du dossier «nous ne pouvions pas refuser ce projet, déjà dans un premier temps pour faire tomber la pression de ce conflit».</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter is-resized"><img decoding="async" src="http://liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/06/photo-cerise-valee-du-tarn-1.jpg" alt="" class="wp-image-5316" width="1160" height="740" /></figure></div>



<p>L’APABA désigne Nathalie Ratière l’une des sept techniciens – techniciennes pour suivre cette mission. Cette vendéenne formée au premier lycée agricole bio puis à la coopérative La Cavale se forge une conviction, produire en respectant la nature pour le bien de cette terre nourricière et la santé de tous. Au sein de l’APABA qu’elle intègre il y a 9 ans, elle fait ses armes notamment dans les vignobles de <strong>Marcillac</strong> et <strong>Conques</strong> et plus loin dans la vallée de la Truyère comme chez Pauline Broca sur les coteaux du Fel. Elle expérimente ainsi au sein d’un GIEE la rénovation des terrasses, l’utilisation des engrais verts pour les sols, alternative au glyphosate la mise en place de nouvelles haies autour des vignobles&nbsp; et même l’installation de ruches. Ses convictions sont finalement simples «tout part du sol. Si le sol est mort, il faut le faire revivre, le rendre à nouveau vivant. Ainsi l’arbre sera plus fort. C’est la logique de la nature».</p>



<p>Ainsi nait dans la vallée du Tarn un second <strong>GIEE</strong>. Elle espérait accueillir 5 arboriculteurs, 15 sonnent à sa porte pour intégrer ce champ de formation, de réflexion collective et d’expérimentation. Un premier succès en soi, elle explique «j’ai découvert des producteurs qui étaient à l’écoute, qu’il s’agissait plus d’une méconnaissance qu’une volonté de ne pas faire les choses» le tout avec une pédagogie simple «je ne vais pas me mettre à votre place. Vous êtes maître chez vous. Moi, je propose et vous, vous prenez ou non». En avançant tout doucement, ne pas brusquer, ne pas braquer, expliquer clairement sans juger en desserrer les écrous cran par cran, surtout, ne pas gripper le pas de vis, le but avoué réapprendre à respecter le sol, l’arbre et le fruit.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img decoding="async" width="1280" height="853" src="http://liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-6.jpg" alt="" class="wp-image-4554" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-6.jpg 1280w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-6-300x200.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-6-1024x682.jpg 1024w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-6-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></figure></div>



<p>Partir du concret…c’est là que Loïc Alméras rentre dans la danse. Son verger est choisi comme base d’expérimentation. L’objectif&nbsp;de cette phase 1 : à court terme,  poser des bases statistiques sur les problématiques liées à la présence de cette mouche asiatique dévastatrice, un fléau ayant contraint les arboriculteurs locaux à recourir à ces <strong>organophosphorés</strong> dont la dangerosité n’est plus à démontrer. Un verger non traité est également choisi sur la commune de <strong>La Cresse</strong> pour compléter l’observation de terrain.</p>



<p>Ainsi chaque lundi, Nathalie Ratière prend son panier pour récolter <strong>500</strong> cerises dont 100 sur la parcelle test et 200 chez Loïc Alméras, les cerisiers traités pour moitié au talc et le reste à l’ail. Le lendemain, les fruits rouges sont découpés pour comptabiliser les cerises contaminées par un ver particulièrement vorace, jusqu’à 60% dans le verger test sans traitement. La technicienne d’ajouter avec un brin d’humour pour dédramatiser la situation «avec les bonnes, on fait des clafoutis…».</p>



<p>Il faut laisser le temps au temps, la formule est bien connue, l‘APABA se donne cinq ans pour créer un courant et orienter une partie de la production locale vers des pratiques plus respectueuses et moins dépendantes de l’utilisation des produits phytosanitaires de synthèse. Un vrai défi, un équilibre délicat à trouver entre prise de risque technique et sécurité financière dans un contexte de production fragilisée par les caprices potentiels du climat comme en 2017 avec un gel féroce anéantissant la production.</p>



<p>Les arboriculteurs locaux ont donc un pied sur l’échelle pour construire un nouveau futur. Les questions sont multiples, comment conjuguer la rentabilité d’une production&nbsp;? Comment faire face à la concurrence des productions espagnoles&nbsp;? Comment résister à la pression sociale des groupes contestataires&nbsp;? Rester prudent ou bien choisir une stratégie de rupture&nbsp;?</p>



<p>Loïc Alméras est donc pionnier, inscrit dans une démarche d’avenir, en rupture avec le conventionnel tout en diversifiant son activité. Bientôt, il sera rejoint par ses deux fils pour développer l’exploitation, réussir sa conversion en AB et travailler les circuits courts, un avenir qui se compose comme une pièce montée. Et là, plus que jamais, tout sera question d’équilibre, la cerise bio au sommet du gâteau&#8230;.!</p>



<p><strong>GIEE</strong> : Groupement d’Intérêt Economique et Envrionnemental</p>



<p><strong>A lire également le <a href="http://gillesbertrand-photography.com/2020/04/5708/">portrait de Loïc Alméras</a>&nbsp;</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Dans trois semaines, pourrais-je vendre mes asperges ?</title>
		<link>https://www.liveaveyron.com/2020/04/05/dans-trois-semaines-pourrais-je-vendre-mes-asperges/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gilles BERTRAND]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Apr 2020 12:00:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A Millau]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[La Tindelle]]></category>
		<category><![CDATA[Loïc Alméras]]></category>
		<category><![CDATA[Puech Margue]]></category>
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					<description><![CDATA[Loïc Alméras est un vrai caussenard. Eleveur, maraîcher, restaurateur dans sa ferme de la Tindelle et arboriculteur, un homme qui ne se laisse pas abattre face aux difficultés de la vie. ]]></description>
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<h3 class="wp-block-heading"><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-4556" src="http://liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-8.jpg" alt="" width="1280" height="853" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-8.jpg 1280w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-8-300x200.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-8-1024x682.jpg 1024w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-8-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></h3>



<h3 class="has-text-align-center wp-block-heading"><span style="color: #808000;">DANS TROIS SEMAINES,  POURRAIS JE VENDRE MES ASPERGES ?</span></h3>



<p class="has-text-align-center"><strong><span style="color:#5f8e30" class="has-inline-color">Loïc Alméras est un vrai caussenard. Eleveur, maraîcher, restaurateur dans sa ferme de la Tindelle et arboriculteur, un homme qui ne se laisse pas abattre face aux difficultés de la vie.</span></strong></p>



<p><span style="color: #000000;">Il y a parfois des petites phrases anodines qui s’accrochent à votre mémoire. Elles peuvent même s’accompagner d’une image, d’un objet insolite ou familier, d’une odeur saisissante, d’une saveur, d’une mélodie des champs ou d’un bruit assourdissant pour résister ainsi à toutes les épreuves du temps.</span></p>



<p><span style="color: #000000;">. «J’aimerais courir les Templiers». Cette phrase, je ne la relie à rien mais je m’en souviens. Pas de date précise, non, mais du jour oui, un vendredi, jour de marché, Place Foch, devant l’étal de Loïc Alméras à acheter asperges et radis, celui-ci d’ajouter «Les Templiers, ça me tente». Je l’avoue, j’ai douté car l’homme devant moi, je l’avais enfermé, sans réfléchir, là tel que je le voyais, en maraîcher, ni plus, ni moins, sans supposer qu’il puisse en short et jambes nues, se parer d’un dossard et d’une tenue Templiers. Sauf que l’air de ne pas y toucher, ce bon caussenard rustique, malin et curieux termine quelques mois plus tard 316ème au classement final. Il se trouve que cet après-midi là, au hasard de mes allées et venues le long de la Bergerie, je le voyais franchir la ligne d’arrivée, frais comme un goujon et heureux comme un vairon frétillant dans l’eau clair de la Dourbie. Je lui demande son temps «10h34’… !!!». J’ai ouvert de grands yeux, je me suis incliné pour le féliciter, au fond de moi, bien morveux d’avoir douté de ses capacités, complice de vieux clichés.</span></p>



<figure class="wp-block-gallery columns-3 is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" width="1024" height="682" src="http://liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-4-1024x682.jpg" alt="" data-id="4552" data-full-url="http://liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-4.jpg" data-link="http://liveaveyron.com/2020/04/05/dans-trois-semaines-pourrais-je-vendre-mes-asperges/millau-vid-la-cresse-loic-almeras-4/" class="wp-image-4552" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-4-1024x682.jpg 1024w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-4-300x200.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-4-768x512.jpg 768w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-4.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" width="1024" height="723" src="http://liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-3-1024x723.jpg" alt="" data-id="4551" data-full-url="http://liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-3.jpg" data-link="http://liveaveyron.com/2020/04/05/dans-trois-semaines-pourrais-je-vendre-mes-asperges/millau-vid-la-cresse-loic-almeras-3/" class="wp-image-4551" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-3-1024x723.jpg 1024w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-3-300x212.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-3-768x542.jpg 768w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-3.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" width="1024" height="682" src="http://liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-2-1024x682.jpg" alt="" data-id="4550" data-full-url="http://liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-2.jpg" data-link="http://liveaveyron.com/2020/04/05/dans-trois-semaines-pourrais-je-vendre-mes-asperges/millau-vid-la-cresse-loic-almeras-2/" class="wp-image-4550" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-2-1024x682.jpg 1024w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-2-300x200.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-2-768x512.jpg 768w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-2.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" width="1024" height="682" src="http://liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-1-1024x682.jpg" alt="" data-id="4549" data-full-url="http://liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-1.jpg" data-link="http://liveaveyron.com/2020/04/05/dans-trois-semaines-pourrais-je-vendre-mes-asperges/millau-vid-la-cresse-loic-almeras-1/" class="wp-image-4549" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-1-1024x682.jpg 1024w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-1-300x200.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-1-768x512.jpg 768w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-1.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></li></ul></figure>



<p><span style="color: #000000;">J’aurais pu rencontrer Loïc Alméras à La Tindelle, ce corps de ferme&nbsp; magnifiquement restauré, non loin du Sonnac, le P17 des Templiers, niché au pied de Puech Margue, là où le Causse Noir roule des hanches pour finalement tomber en culbute dans le ravin du Pont des Arcs.&nbsp; Un chez soi imposant de murets, de pierres, de lauzes et de mousses que les parents René et Véronique ont remonté la sueur au front, Loïc, à la brouette, à la truelle et au mortier.</span></p>



<p><span style="color: #000000;">J’ai donc pris la route de la vallée, rive droite du Tarn, en surveillant sur ma gauche, cette grande bâtisse de couleur marron, point de repère donné pour situer là où habite Loïc le maraîcher, trailer à ses heures. Nous étions vendredi, je suis arrivé en pleine effervescence, Maguelone au téléphone, Sylvie à l’ordi, David et Loïc les bras chargés s’agitant dans ce petit cellier voûté, bien encombré de cartons, sacs, cagettes remplis de victuailles, pains, viandes, pommes, légumes collectés auprès des commerçants locaux et destinés à être livrés aux habitants de Pailhas et de la Cresse.</span></p>



<p><span style="color: #000000;">J’ai</span> <span style="color: #000000;">attendu que les voitures soient chargées dans la bonne humeur pour que Loïc me raconte cette petite aventure collective née du confinement «David m’appela. Tu penses que l’on peut faire quelque chose comme par exemple organiser l’approvisionnement sur le village de La Cresse ?». Un petit groupe de bénévoles informel s’est ainsi organisé, prise des commandes les lundis et jeudis et livraisons le lendemain. Chacun étale ses compétences, un outil informatique est créé, un flyer édité, une page Facebook publiée avec rapidement une idée bourgeonnante «celle de créer une association, Entraide La Cresse, notamment pour favoriser les échanges entre les Cressois et les néos installés sur la commune».</span></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="682" src="http://liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-5-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-4553" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-5-1024x682.jpg 1024w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-5-300x200.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-5-768x512.jpg 768w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-5.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>



<p><span style="color: #000000;">Les voitures se sont envolées comme une nuée de pinsons et de chardonnerets. Nous sommes montés au dessus de la maison aux pieds d’une belle plantation. Des pêchers et des cerisiers en fleurs s’étalent sur cette forte pente comme une garnison bien ordonnée et drapée d’un blanc immaculé.&nbsp; Des bouteilles d’un rouge vif se dandinent, accrochées à certaines branches apportant une surprenante touche de couleur dans ce tableau impressionniste «Ce sont des pièges à mouches drosophila suzukii à base de vin rouge, de vinaigre de cidre, d’eau, assorti d’une goutte de lessive». Loïc est rentré depuis peu dans un programme de reconversion en bio pour s’extraire d’une production classique qui fait débat et polémique dans la vallée « J’en suis au tout début de cette expérimentation. Ensuite, nous aurons des traitements à base d’ail, puis à base de talc. Mais au final, je ne suis absolument pas certain de pouvoir récolter. Le risque, je l’ai pris car je ne suis pas en mono-production».</span></p>



<p><span style="color: #000000;">En ces temps de confinement, la vie de Loïc n’a guère été chahutée, il l’admet «seul grand changement, je ne peux plus aller à la pêche à la truite». Le matin, il grimpe à La Tindelle pour soigner son troupeau de brebis confiné dans la bergerie puis il enchaîne avec une endurance naturelle bien affirmée par un marathon quotidien, dans les champs, dans son jardin, dans son verger. Il précise «là, j’ai débuté une clôture autour de mes pommiers. J’aurai des volailles, elles viendront manger le carpocapse, le ver de la pomme».&nbsp; Sa seule interrogation, sera-t-il en mesure, dans trois semaines, de vendre ses asperges ? Puis sera-t-il autorisé à ouvrir sa table d’hôtes pour servir son traditionnel menu à base d’asperges et de mouton grillé ?</span></p>



<p><span style="color: #000000;">Loïc Alméras est un homme de terroir partagé entre le causse et la vallée avec dans son jeu 7 cartes, 7 permis de vivre de la terre, de son savoir faire, Loïc en agriculteur, éleveur, arboriculteur, maraîcher, charcutier, restaurateur et gérant du gîte de La Tindelle. Mais pour mieux le cerner que répond-t-il lorsqu’il doit se définir ?&nbsp; «En paysan tout simplement».</span></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="682" src="http://liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-7-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-4555" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-7-1024x682.jpg 1024w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-7-300x200.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-7-768x512.jpg 768w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-7.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="682" src="http://liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-6-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-4554" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-6-1024x682.jpg 1024w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-6-300x200.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-6-768x512.jpg 768w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2020/04/Millau-vid-La-Cresse-Loïc-Alméras-6.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>



<p class="has-text-align-center"><strong><em><span style="color: #000000;">Texte et photographies réalisés le 3 avril 2020 à Pailhas commune de Compeyre au 18ème jour du confinement</span></em></strong></p>
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