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	<title>Culture &#8211; Live Aveyron</title>
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	<description>Le quotidien des Aveyronnais</description>
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	<title>Culture &#8211; Live Aveyron</title>
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		<title>Antoine Dubruel, la peinture, c&#8217;est un moment de grâce</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gilles BERTRAND]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Jul 2021 14:37:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A Millau]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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		<category><![CDATA[Antoine Dubruel]]></category>
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					<description><![CDATA[Antoine Dubruel, artiste peintre, a posé son chevalet et sa besace de « vagabond », écartelé entre les gorges de la Dourbie à St-Jean du Bruel et les Gorges du Tarn pour trouver l’inspiration à créer des paysages « rêvés », un monde, son monde, entre réalité et tumultes de ses souvenirs d’une jeunesse révoltée. Rencontre, entretien et portrait]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="2048" height="1365" class="alignright size-full wp-image-8321" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/07/antoine-dubruel-10.jpg" alt="" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/07/antoine-dubruel-10.jpg 2048w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/07/antoine-dubruel-10-300x200.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/07/antoine-dubruel-10-1024x683.jpg 1024w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/07/antoine-dubruel-10-768x512.jpg 768w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/07/antoine-dubruel-10-1536x1024.jpg 1536w" sizes="(max-width: 2048px) 100vw, 2048px" /></h2>



<p></p>



<h2 class="has-text-align-center wp-block-heading"><span style="color:#0b549d" class="has-inline-color">ANTOINE DUBRUEL, LA PEINTURE, C’EST UN MOMENT DE GRACE</span></h2>



<p class="has-text-align-center"><strong><span style="color:#0b549d" class="has-inline-color">Antoine Dubruel, artiste peintre, a posé son chevalet et sa besace de «vagabond» dans le Sud-Aveyron, écartelé entre les gorges de la Dourbie à St-Jean du Bruel et les Gorges du Tarn pour trouver l’inspiration à créer des paysages «&nbsp;rêvés&nbsp;», un monde, son monde, entre réalité et tumultes de ses souvenirs d’une jeunesse révoltée. Rencontre, entretien et portrait.</span></strong></p>



<p>J’ai sonné à la porte de cette belle demeure de la rue de Planard. Un déclic, j’ai entendu distinctement «c’est au second, le chien est imposant mais il n’est pas méchant». Je suis monté.</p>



<p>En grimpant sur la pointe des pieds, marche après marche, comment se défaire de cette petite appréhension à franchir la porte d’un inconnu ? A poser sa besace dans le recoin d’une pièce sans que cela ne gêne, à découvrir un visage, une posture, à découvrir une voix, son intonation, sa gravité ou sa fragilité, à découvrir une lumière, des odeurs, à poser son regard sur des titres de livres soigneusement rangés ou nonchalamment posés sur un guéridon ou sur ces morceaux de bois sec tortueux et noueux allongés comme des lézards pétrifiés sur les rebords de fenêtres. Est-ce de l’audace ? Le premier pas, la première impression, le premier regard, une main tendue que l’on évite, que l’on ne peut saisir. Un bonjour poing fermé contre poing fermé. J’étais chez Antoine Dubruel, artiste peintre. Je suis rentré.</p>



<p>Le chien était bien imposant, pattes puissantes, babines palpitantes, mais pas méchant, juste reniflant. Quelques caresses, quelques gratouilles et chatouilles, il s’est frotté puis il s’est couché sur le carrelage d’une pièce demi-ovale, baignée d’une lumière douce. Une fenêtre était ouverte, petit air frais, la Pouncho en ligne de mire. Je me suis assis dans le moelleux d’un fauteuil. Devant moi, une table basse, face à moi, accroché au mur, le tableau «&nbsp;les sillons de la Colère&nbsp;» pour plonger droit sans retenue dans l’univers d’Antoine Dubruel, comme debout, les deux pieds sur le vernis craquelé d’une table d’orientation, le vide sous vos pieds à caresser les lignes de fuite, un océan imaginaire et l’horizon sous tension.</p>



<p>Le cadre était posé. Nous étions l’un en face de l’autre dans cette pièce en forme de boudoir et de fumoir où autrefois les bourgeoises, épouses de gantiers et mégissiers bien nommés, les soirs de dîners, devaient jacasser en sourdine et rires pincés sur les infidélités des unes et les caprices des autres. Nous avons bu un café. Devant moi, un homme au visage sec, les bras secs, fine moustache en arc de cercle, regards sombres, un petit air d’aviateur époque illustre de l’Aérospatiale ou de danseur argentin. Entre deux clopes roulées et fumées sur le balcon, on a parlé basket «je voulais être pro, j’étais meneur de jeu. J’étais fan de Freddy Hufnagel. Il jouait à Pau – Orthez». On a parlé tango. Les airs de Francisco Canaro ont vite bourdonné à nos oreilles dans l’énergie de l’abrazo et du milonga «A Toulouse, pendant deux ans, j’ai été de tous les bals, je dansais dans la rue à St Georges, j’allais au Tangueando, la maison du Tango, rue Bayard». On a parlé du grand père, André Dubruel, résistant dans le réseau Brutus, puis au front avec une unité de 40 hommes et blessé à la frontière allemande. L’artiste raconte «nous avions des réunions de famille très animées. Souvent, il disait «vous voyez là, en montrant son entre jambe, si la balle avait dévié de 2 centimètres, y’a aucun de vous qui serait ici ce soir» et d’ajouter «&nbsp;avec lui, je suis même allé assister au procès Papon&nbsp;».</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/07/antoine-dubruel-4-1024x695.jpg" alt="" class="wp-image-8316" width="1160" height="760"/></figure>



<p>Il faut toujours une intro pour se découvrir, un café, une clope, des anecdotes, des potins «&nbsp;je suis d’ici, je suis de là&nbsp;» pour que les épaules se relâchent, que le dos s’arrondisse, que la respiration s’apaise, que les jambes se croisent. Simplement pour être bien, pour quitter le pardessus d’une histoire parfois lourde à porter, pour dégrafer le col de chemise et laisser filer les mots comme on saute à cloche pied pour traverser un cours d’eau. La trouille des miradors et des sables mouvants, qu’importe, la vie à fleur de peau, ses intrigues, ses énigmes, le grand voyage, Bordeaux, Arcachon, Toulouse, Sète, Dolan dans les gorges du Tarn et enfin Millau, l’itinéraire de ce «vagabond«&nbsp;était déjà brièvement tracé sur ce vaste échiquier où les pions entre reines et rois, entre fous et cavaliers avancent souvent dans l’imprévu, dans l’indécision avant que les portes du palais ne s’entrouvrent. Le chien dormait allongé sur une carpette, les yeux mi-clos. Peut-être nous écoutait-il&nbsp;?</p>



<p><strong>. Gilles Bertrand</strong>&nbsp;<strong>: Dans vos entretiens accordés aux médias dans l’avant-première d’une exposition, vous revenez souvent sur les origines sociales de votre famille, sur une période de révolte qui vous écarte d’un chemin tout tracé. Pouvons-nous refaire ce bout de chemin qui est peut-être fondateur dans votre parcours d’artiste&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>. Antoine Dubruel</strong> : Je suis originaire d’une vieille famille de notables du Bordelais et du Lot. Mon arrière-grand père a créé la faculté de droit à Beyrouth, mon grand-père fut, lui aussi, juriste et mon père, lui aussi, est rentré en fac de droit. Gosse, j’aimais le droit mais j’ai traversé une période intense de révolte. J’étais un dilettante et peu studieux mais j’ai quand même obtenu ma licence en droit. J’étais en révolte contre le père, contre un milieu, dans une forme d’autodestruction. Ma vie était débridée.  Je lisais le Monde Diplomatique, je le lis d’ailleurs toujours (il me montre du doigt le dernier numéro posé plié sur la table ronde devant nous). Je connaissais la marche du monde, je regardais ce monde en me disant « mais quelle horreur ! ». J’ai tourné le dos au droit et je me suis inscrit en histoire de l’art, un univers qui m’était totalement étranger. Un jour, en cours, on nous passe une diapo, c’était une représentation d’un tableau de Van Gogh « Le Semeur » et là, je me suis dit « c’est cela que je veux faire ». Et pendant un an, je disais « je vais peindre, je vais peindre », mais j’avais peur de passer à l’acte. Un jour, avec ma compagne d’alors, nous passons devant une vieille boutique à Toulouse, elle me prend par le bras et nous rentrons. J’ai acheté un pinceau, un couteau et trois tubes, trois couleurs primaires et un blanc et un noir.</p>



<p><strong>.G.B.&nbsp;: Comment pourriez-vous qualifier cette période de révolte&nbsp;? </strong></p>



<p><strong>.A.D.</strong> : J’étais un homme révolté. Je prenais des risques. Comme de grimper dans une grue  à mains nues. Je n’étais pas suicidaire mais nihiliste. C’était comme au poker, on joue tout sur un coup même si j’avais qu’en même cet instinct de survie. La musique était très importante pour moi, ma famille était fan de jazz, j’ai assisté aux concerts de Stan Getz, Miles Davis, Michel Portal, Michel Petrucciani. Ce fut une période de grande désillusion, très sombre, très noire. Mes premiers coups de pinceau, ce fut sur du carton mais très vite, c’est devenu une obsession. J’enchaînais les petits boulots mais ma vie prenait enfin du sens. Ma vie ne tournait plus qu’autour de la peinture. Je peux dire que la peinture m’a sauvé. J’étais en lutte contre le système, à ma façon, j’avais besoin de donner une autre représentation du monde, de dire les choses à ma façon. J’étais prêt à tout sacrifier. C’était la peinture ou rien.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/07/antoine-dubruel-7-1024x666.jpg" alt="" class="wp-image-8319" width="1160" height="760"/></figure>



<p><strong>.G.B.&nbsp;: La vie d’artiste débute parfois par une période plus ou moins longue d’errance, de vaches maigres, une quête pour s’affirmer, pour se réaliser. Avez-vous connu cette période délicate ?</strong></p>



<p><strong>.A.D.</strong> : A 30 ans, je suis parti pour Sète. Je me souviens, je cherchais un appartement. Un jour, je rentre dans un immeuble, vraiment affreux, je monte et j’arrive dans un taudis mais je m’y suis installé et pendant six mois, je l’ai rénové et j’en ai fait un petit bijou. C’est devenu mon atelier. J’avais la vue sur l’Etang de Thau au soleil couchant et le matin le lever de soleil sur toute la ville qui descend, le vieux port, la mer et le ciel. C’était rue de la Révolution dans un quartier populaire. Et là, je peux dire que j’ai connu la pauvreté. J’avais souvent le frigo vide. Plusieurs fois, j’ai eu recours à la distribution alimentaire organisée par le CCAS, le lieu s’appelait le Café de la Paix.</p>



<p><strong>.G.B.&nbsp;: Ici, dans cet appartement, nous sommes entourés de toiles exprimant des paysages, certaines ont été exposées dernièrement à Carcassonne. Mais dans quel style avez-vous évolué à vos premiers coups de pinceaux&nbsp;?&nbsp; </strong></p>



<p><strong>.A.D.</strong>&nbsp;: J’ai commencé par le corps humain. C’est devenu obsessionnel. Je me suis formé avec le nu et le vivant en travaillant le corps abstrait. Puis j’ai été influencé par le peintre Jackson Pollock. J’avais une table anglaise et comme lui, je peignais en tournant autour de la toile. Et en prenant des cours, j’ai fini par redresser mes tableaux et travailler sur chevalet. Puis j’ai été formé par le peintre Jean Louis Ducros, il m’a enseigné l’histoire de l’art à sa façon, au broyage des pigments. Il apprenait sans apprendre. Il parlait peu mais ça me parlait beaucoup.</p>



<p><strong>.G.B.</strong> <strong>: Aujourd’hui vous vivez dans le Sud-Aveyron et vous partagez votre temps entre St Jean du Bruel où vous avez votre atelier et Millau après un séjour long à Dolan au-dessus des Vignes. Les Gorges du Tarn semblent avoir pris une place importante dans votre inspiration, comment l’expliquez-vous ? </strong></p>



<p><strong>.A.D.</strong>&nbsp;: Fin 2019, je me suis installé à Dolan dans une maison de famille d’une amie. Comme à Sète, j’ai rénové cette maison qui n’avait pas de chauffage. J’ai souvent fait cela dans ma vie. Et le premier confinement est arrivé. J’étais sidéré. Une période qui m’a beaucoup perturbé. J’étais très en colère. J’avais besoin de liberté, de me sentir libre pour peindre. Dans les Gorges du Tarn, j’étais loin de tout, ces paysages m’ont obsédé. J’ai passé beaucoup de temps à regarder la lune, le soleil. Nous avions des lunes exceptionnelles. J’ai un rapport cosmogonique avec le ciel.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/07/antoine-dubruel-1-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-8313" width="1160" height="760"/></figure>



<p><strong>.G.B.</strong>&nbsp;: <strong>Sur certaines de vos toiles, soit à l’encre de chine ou bien à l’huile, une boule trouve une place prenante dans le ciel, cela exprime-t-il votre colère, ce feu interne, intense qui brûle&nbsp;encore en vous ?</strong></p>



<p><strong>.A.D.</strong>&nbsp;: La boule de feu, c’est une révolte, c’est une révolte lumineuse. Pierre Bourdieu disait «&nbsp;la sociologie, c’est un sport de combat&nbsp;». Moi aussi, quand je peins, je rentre sur le ring et ça dure le temps que cela doit durer. Quand je peins, c’est un contre un. C’est le feu qui monte. Je suis comme un débutant. J’ai le sentiment de repartir à zéro. A ce moment-là, y’a plus personne. A Sète, je vivais dans un quartier très bruyant. Je me disais «&nbsp;tu ne peux pas arriver à peindre&nbsp;» mais au premier coup de crayon, je n’entendais plus rien et à la signature du tableau, le bruit revenait. Ma peinture, c’est un sport de combat. Dans le geste, je danse, c’est une danse. C’est l’instant où je suis serein, je suis en accord avec moi-même.</p>



<p><strong>.G.B.</strong>&nbsp;<strong>: L’homme, la femme, sont absents de vos tableaux, par contre des éléments naturels sont récurrents dans vos composition. Comment expliquez-vous cette présence d’arbres aux formes si particulières, ces rangées de piquets…&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>.A.D.</strong> : Ces végétaux sont comme des monstres, comme des figures anthropiques. On ne sait pas s’il s’agit d’un arbre ou d’un être. J’aime le motif de l’arbre mort. Ca me parle. Oui, on peut y trouver un geste propre au tango. Les piquets, ce sont ceux du bassin d’Arcachon. Cela me permet d’accentuer la profondeur du tableau. Le bois n’a plus de vie mais l’eau lui redonne vie.</p>



<p><strong>.G.B.</strong>&nbsp;: <strong>Sur certains de vos tableaux, on reconnaît très distinctement certains lieux dans les Gorges du Tarn ou comme ici la Pouncho d’Agast mais vous ne vous arrêtez pas à une représentation fidèle de ces paysages, vous ajoutez votre propre monde. De quel monde s’agit-il&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>.A.D.</strong>&nbsp;: C’est tout d’abord un état d’esprit dans lequel je suis. Tel que je vois le monde, tel que je le ressens. Je fais un tableau monde. J’ai un rapport au monde très particulier, j’ai un rapport politique au monde. J’ai toujours été en conflit avec certaines valeurs actuelles. Je me sens dissident dans ma façon de vivre. Il y a des évènements qui me marquent et cela se traduit dans ma peinture, dans mes titres de tableaux qui ne sont pas choisis par hasard.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/07/antoine-dubruel-6-1024x689.jpg" alt="" class="wp-image-8318" width="1160" height="760"/></figure>



<p>Extraire un monde pour reconstruire un monde, Antoine Dubruel «le vagabond» en équilibre, en transe, au pas de danse, funambule sur son échafaudage à bâtir de nouveaux horizons, dans cette pièce balayée d’une lumière montante. Midi était proche, les Gorges du Tarn devenaient envahissantes, majestueuses, impératrices et magnétiques.&nbsp; Nous étions entourés de grands cadres &nbsp;vernis de noir, étreignant de grandes falaises plongeantes, le minéral titubant dans le végétal. En contre bas, ce Tarn devenu vaste mer avant même qu’il ne se jette dans la Garonne, ces couleurs rougeoyantes, des contrastes, le trait fort, puissant où le pigment du jaune trouve des brèches pour s’extraire, pour jaillir. Et puis cet arbre torturé comme une vénérable danseuse de flamenco claquant des doigts et du talon et ces piquets comme des balises pour s’accrocher au romantisme de ces doux souvenirs, les plus doux pour apaiser des souvenirs de jeunesse malmenée passés à caboter dans la baie d’Arcachon, ses odeurs, des saveurs, les embruns, le sel mordant les lèvres, à combattre les fièvres. L’artiste l’affirme «&nbsp;je crée un monde qui est le mien. J’arrive en position haute et j’ouvre le paysage. Quand je pense peinture, je pense au paysage qui est en moi&nbsp;» pour faire renaître en urgence, comme une brusque résurgence, l’île aux oiseaux, ces prés salés, ces ciels zébrés du bassin d’Arcachon, «&nbsp;des oeuvres qui s’« oxygènent » et se « végétalisent » chaque jour un peu plus au sein d’une nature luxuriante, désormais omniprésente&nbsp;» comme l’écrit Elida Fabre témoin de cette mutation.. L’artiste s’échappe ainsi «&nbsp;je rentre dans ma peinture. Plus rien d’autre n’existe que la toile. C’est un moment de grâce. Je ne suis plus vraiment sur terre. Puis à la fin, je me fais un café. Je regarde mon tableau en biais. J’ai un sourire qui dure trois à quatre jours. J’ai décollé&nbsp;».</p>



<p>Le site internet d&#8217;Antoine Dubruel : <strong>www.antoinedubruel.fr</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/07/antoine-dubruel-3-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-8315" width="1159" height="760"/></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/07/antoine-dubruel-5-1024x698.jpg" alt="" class="wp-image-8317" width="1160" height="760"/></figure>



<p></p>
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		<title>Benoît Séverac, ton personnage faut le faire bouillir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gilles BERTRAND]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Jun 2021 17:15:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Aveyron]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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		<category><![CDATA[Benoît Séverac]]></category>
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		<category><![CDATA[roman policier]]></category>
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					<description><![CDATA[Benoît Sévenac est auteur de polars à succès. Invité au Festival Polars et Vins, le romancier acceptait un temps de lecture à la Maison d’Arrêt de Rodez. Devant 6 détenus, il expliquait son métier d’écrivain et la genèse de son dernier livre « Tuer le fils » inspiré d’une expérience personnelle pour avoir conduit un atelier de lecture mené en 2017 à la prison de Muret. Nous l’avons suivi et écouté.]]></description>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/06/benoit-severac-polar-2.jpg" alt="" class="wp-image-8272" width="1160" height="760"/></figure></div>



<h2 class="has-text-align-center wp-block-heading"><span style="color: #262669;">BENOIT SEVERAC, TON PERSONNAGE FAUT LE FAIRE BOUILLIR</span></h2>



<p class="has-text-align-center"><span style="color: #1d3682;"><strong>Benoît Séverac est auteur de polars à succès. Invité au Festival Polars et Vins, le romancier acceptait un temps de lecture à la Maison d’Arrêt de Rodez. Devant 6 détenus, il expliquait son métier d’écrivain et la genèse de son dernier livre «&nbsp;Tuer le fils&nbsp;» inspiré d’une expérience personnelle pour avoir conduit un atelier de lecture mené en 2017 à la prison de Muret. Nous l’avons suivi et écouté.</strong></span></p>



<p>J’étais prévenu «je ne viendrai pas en moto mais en 2 CV». Nous avions rendez-vous à 8h45. A 8h45 précise, la deuche est arrivée.</p>



<p>Couleur crème, peinture flaque, vitre avant gauche à demi ouverte, une série «&nbsp;Spécial&nbsp;». De toute façon, une Deuche, c’est toujours spécial, comme un art de vivre, comme un art de conduire, pied au plancher, la route à 80, au max, le pif sur ce gros volant, le dos rond dans le moelleux des sièges, les genoux au menton, le cliquetis dans les oreilles, les freins en pédalage, les courbes en tangage.</p>



<p>Devant le 971 de la Rue des Routiers, Benoît Séverac s’extirpa de sa docile «&nbsp;Deux Pattes&nbsp;», veste en jean froissé et jean fripé. Devoir accompli, une petite virée matinale, un Toulouse – Rodez sans encombre, à bon port, le pilote mal rasé, un genou endolori mais la mine réjouie, ça valait bien une petite claque amicale sur le capot bombé.</p>



<p><strong>Benoît Séverac</strong> est auteur de roman noir. Une notoriété enfin bien installée dans l’univers du polar, un récent passage remarqué à La Grande Librairie du très lettré et stylé François Busnel, avec en poche son dernier roman à succès «&nbsp;Tuer le fils&nbsp;» et un CV dans lequel on peut fouiller et piocher à foison pour construire un personnage de roman, il fut même à 15 ans gardien de troupeau chez un cousin du côté du Caylar et du Pas de l’Escalette dans le Sud Larzac.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/06/benoit-severac-polar-1.jpg" alt="" class="wp-image-8271" width="1160" height="760"/></figure></div>



<p></p>



<p>Lorsque Paule Haminat, la présidente du Festival Polar et Vins, lui propose un temps de lecture à la Maison d’Arrêt de Rodez, l’auteur ne peut décemment refuser. Il viendra en moto ou en deuche mais il sera présent, comme en 2018, fidèle à ce salon littéraire où le noir de l’écriture fait bon ménage avec le rouge carmin d’un bon merlot. Car son dernier opus «&nbsp;Tuer le fils&nbsp;» prend justement&nbsp; source et inspiration dans un atelier de lecture que Benoît Séverac anima en 2017 dans le centre de détention de Muret pendant sept mois dans le cadre du «Marathon des Mots».</p>



<p>Sur le bas côté de la chaussée, nous sommes attendus par Marion, elle bosse depuis 2016 dans le Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation comme coordinatrice des actions culturelles. Un petit bout de femme, vive et enjouée, pétillante et chaleureuse «&nbsp;faut respecter les horaires, on est juste à l’heure, on va monter, on aura le temps de prendre un café&nbsp;». Entre le parking et la porte d’entrée verrouillée, présentation vite faite «&nbsp;le SPIP, c’est quoi&nbsp;?&nbsp;» elle résume vite fait, bien fait, les actions de son service allant de la lutte contre l’illettrisme à faciliter les accès aux aides sociales et au travail lorsque vient le temps du retour à une liberté retrouvée.</p>



<p>Premier sas, une surveillante derrière une vitre teintée, lumière basse. Elle est blonde, elle est grande, un avant bras tatoué, sur son épaule gauche, un écusson, Marion taquine «&nbsp;c’est autorisé ça&nbsp;?&nbsp;». Un message en surpiqure sur le macaron «&nbsp;la patronne, c’est qui&nbsp;?&nbsp;». Benoît Séverac plaisante «&nbsp;ça, ça va se retrouver dans un polar&nbsp;».</p>



<p>Nous vidons nos poches, nous dégrafons nos ceintures et nos montres. Le casier 15 nous est attribué pour nos sacs. Pas de clefs dans les poches, pas de téléphone,&nbsp; nous passons le portique, puis une seconde porte. Grande cour, un mat blanc porte drapeau, de grands massifs de lavande, nous suivons Marion. Une porte, un ascenseur, étage 3, un couloir, une odeur de café, surveillants et cadres sont réunis dans le bureau de droite. Ca discute entre collègues «&nbsp;tu devrais visiter cette prison, elle a du être construite dans les années soixante dix, ça c’est une prison&nbsp;!».</p>



<p>Sur la grande table, une radio, le magazine «&nbsp;Etapes&nbsp;», la revue des personnels de l’administration pénitentiaire. Dans un angle du couloir, une photo de cette prison construite en 2013 posée sur un chevalet «&nbsp;tu vois, nous sommes là&nbsp;» précise Marion.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><span style="color: #000080;">TROIS SYMBOLES DE LA RESISTANCE ET DE LA LIBERTE</span></strong></h3>



<p>Nous nous esquivons poliment. Maggie nous rejoint, étudiante en droit à Toulouse, en stage pour découvrir l’univers carcéral. Nous rejoignons un second sas, la salle des API, nous écoutons attentivement les explications sur le fonctionnement de cette alarme portative. Benoît Séverac se saisit de la radio et clipse l’émetteur sur sa ceinture. Nous sortons.</p>



<p>Sur notre gauche, encore un grand escalier métallique à grimper, nuages en édredon, ciel sous tension, quelques gouttes de pluie, sur notre droite, le terrain de foot, grand rectangle de lumière posé comme un drap blanc. Nous saluons Martine en charge du quartier socio-culturel. Grand couloir, peinture verte pâle, lumière acide, de grandes fresques au mur, les visages de Simone Weil, Nelson Mandela, Jean Moulin, trois symboles de la résistance et de la liberté. Nous entrons.</p>



<p>Romuald passe la tête. En mars dernier, à la libération de Karim, la direction le choisit pour gérer la bibliothèque de la Maison d’Arrêt. Avec Marion, ils se vouvoient. Tous les deux se tiennent dans l’embrasure de la porte «&nbsp;j’ai réorganisé la bibliothèque, j’ai trié les livres, les BD, par genres. J’avais besoin de cela, pour moi, c’est une ouverture. J’aimerais créer une activité littéraire en formule libre&nbsp;». Marion écoute «&nbsp;j’aimerais que l’on travaille sur l’idée de la liberté lorsque nous en sommes privés. Pour réfléchir à plusieurs. Quand on travaille l’esprit, on peut changer la donne&nbsp;».&nbsp; Marion l’encourage, il précise «&nbsp;en ce moment je passe une licence en droit commercial&nbsp;».</p>



<p>Romuald se tourne vers moi, il croise mon regard, je lui pose cette question «&nbsp;mais vous aviez le Bac&nbsp;pour rentrer en licence&nbsp;?&nbsp;». Il répond «&nbsp;moi, j’ai quitté l’école à la fin de mes 16 ans. J’ai enchaîné les petits boulots, en menuiserie, en boulangerie&nbsp;». Il sourit et ajoute avec la formule suivante «&nbsp;moi, je suis passé de Bac – 2 à Bac +2 en obtenant un BTS en transport&nbsp;». Il enchaîne «&nbsp;Moi, mon objectif, c’est d’avancer dans la vie. Même ici. Le choc carcéral, ça a duré deux jours et je me suis dit «&nbsp;faut que j’avance. Car la vie, ce n’est pas d’attendre. J’avais ma propre entreprise, je l’ai perdue, mais j’ai bon espoir de la rouvrir. Vous savez, de ma cellule, j’ai la chance de voir la route. Je vois passer les camions. Les camions, c’est ma passion. Quand ils passent, je les regarde, je suis comme un gamin, c’est ma liberté&nbsp;».</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignright"><img decoding="async" width="176" height="240" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/06/mail.ovh_.jpg" alt="" class="wp-image-8278"/></figure></div>



<p>Six détenus arrivent dans la salle. Des bonjours polis, rien de plus. Nous organisons les chaises en cercle. Marion se charge de l’introduction «&nbsp;si vous êtes curieux, n’hésitez jamais à vous inscrire à ces temps d’échanges et de rencontres. Des fois, ça plaît, des fois non. Ca ne rapporte pas de RPS mais d’être ensemble, parfois, on peut voir où on peut aller&nbsp;».</p>



<p>Benoît Séverac se présente, le buste plié en deux, les deux coudes sur les genoux, son livre «&nbsp;Tuer le fils&nbsp;» serré entre les mains comme un missel de messe. Des pages sont annotées, des morceaux choisis quand viendra le temps de la lecture «je vous proposerai quelques lectures et ensuite on parle&nbsp;» il s’excuse en précisant «&nbsp;je ne m’attends à rien&nbsp;» pour laisser filer les mots, capter des regards, ouvrir des brèches aussi étroites soient-elles, la taille de la pointe d’un BIC pour lâcher une impression, un sentiment «&nbsp;je suis dans le roman noir. Finalement, les enquêtes de police ne m’intéressent pas&nbsp;». Une première question fuse d’un jeune homme, cheveux mi-longs assis face à l’auteur «&nbsp;et Mary Higgins Clark, ça ne vous intéresse pas&nbsp;?&nbsp;». Réponse du romancier «&nbsp;moi, j’aime les enquêtes simples. On n’est jamais dans une scène de crime. Je suis là pour explorer les phénomènes de société. Je rentre par le biais de la psychologie. Ca part d’un coup de gueule. Ca part d’une émotion forte. Mon dernier livre est né d’une expérience personnelle en prison à l’occasion d’un atelier de lecture. On faisait ce que l’on voulait. On parlait de ce que l’on voulait. J’y ai vu des gens avec leur sensibilité, à parler de leur enfance, à revenir sans cesse à leur relation avec le père, ça m’a marqué. Ce fut une expérience super forte. Pour le livre, j’ai exploré ces relations père &#8211; fils&nbsp;».</p>



<p>Les hommes sont attentifs, parfois regards directs, parfois yeux mi-clos, jambes croisées, l’un d’entre d’eux griffonne des notes en triturant nerveusement son stylo. Parfois des petits mouvements de tête pour acquiescer aux propos du narrateur, sans mot dire. Benoît Séverac en vient aux faits «&nbsp;je vais vous faire le pitch du livre. Le père, c’est un salopard&nbsp;». Ca fuse encore en face «&nbsp;c’est un gentil mot&nbsp;»…&nbsp;» le mot juste serait délétère&nbsp;». Le jeune homme poursuit «&nbsp;vous faisiez quoi comme boulot&nbsp;?&nbsp;»…&nbsp;«&nbsp;j’ai longtemps été prof&nbsp;»…&nbsp;»Ah, je m’en doutais, à cause de votre dégaine&nbsp;». Dégaine des détenus, baskets Nike, tee-shirt, pantalon souple. Le jeune homme a 27 ans dont 7 dans la rue, gare du Nord, gare de l’Est, le soir à dormir sous une tente à fumer une saloperie achetée avec le fric de la mendicité «&nbsp;je me faisais 400, 600 mais tout partait dans la cocaïne. Le soir, j’étais à zéro sous la tente. J’ai quitté la rue pour ma copine. Pourtant, je m’y plaisais même si c‘était la crasse. J’ai arrêté pour elle. D’un coup, j’ai fumé deux galettes et je suis parti, j’ai tout arrêté&nbsp;».</p>



<p>Premier instant de lecture, le silence s’installe dans cette salle où la lumière des dix néons plaqués au plafond est écrasante. Le romancier balaie les pages, un marque page de fortune indique le passage à lire. Voix posée, débit lent, brève respiration après chacune des phrases, petit accent toulousain dans les déliés. Le morceau choisi, le chapitre consacré à présenter Sylvia, l’épouse du flic Cérisol, chargé de l’enquête. Ecoute attentive, seul l’homme de gauche s’écroule sur sa chaise, le buste penché sur une table, yeux fermés. Benoît Séverac explique les contours de ce personnage «&nbsp;c’est la seule femme du livre. Son rôle est important car c’est grâce à elle que beaucoup de choses avancent&nbsp;». Le bibliothécaire intervient «&nbsp;comme lecteur, on s’attache à un personnage comme par exemple dans les romans d’Harlan Coben. On apprend à les connaître, on devient presque copains&nbsp;». Rien de tel dans les romans de Benoît Séverac, pas d’inspecteur fétiche comme chez Mankell avec Kurt Wallander ou Harry Bosch chez Michael Connelly, l’auteur précise «&nbsp;j’adore mes personnages mais mes héros «&nbsp;meurent&nbsp;» à la fin et Cérisol va mourir à la fin&nbsp;». S’en suit une digression entre thriller et polar, Romuald précise sa pensée «&nbsp;les gens sont fascinés car potentiellement au fond de nous, nous sommes fascinés par cette ligne rouge qu’il ne faut pas franchir&nbsp;»…réponse du romancier «&nbsp;on est attiré par les grands fauves&nbsp;». Dans la salle, on se tortille sur sa chaise, des noms fusent de policiers héros des vieilles séries policières, Colombo, Maigret, Derrick. Ca rigole, l’atmosphère se détend, il est temps de se plonger à nouveau dans les pages de ce roman pour mieux comprendre qui est Matthieu Fabas, tout juste sorti de taule après avoir commis un crime homophobe odieux et déjà présumé coupable du meurtre de son père. Chapitre 4, lecture du carnet intime écrit par Matthieu Fabas participant à un atelier d’écriture lors de ses 13 années à l’ombre à purger une peine longue. Le morceau choisit se termine ainsi «&nbsp;«&nbsp;il y en a dehors pour considérer que nous jouissons de conditions bien trop confortables. «&nbsp;Ils ont même la télévision dans leur cellule&nbsp;!&nbsp;»&#8230;.&nbsp;» «&nbsp;et on a même le frigo» L’homme que l’on croyait endormi brame une phrase, l’auteur est interrompu net, Benoît Séverac envoie un direct «&nbsp;Tu m’as pété ma dernière phrase&nbsp;». Un détenu se retourne «&nbsp;allez, continue à faire dodo&nbsp;». Benoît reprend son souffle et termine sa phrase «&nbsp;comme si la télévision rendait libre&nbsp;».</p>



<h3 class="wp-block-heading"><span style="color: #000080;">&#8220;Vous êtes motard ? Vous roulez avec quoi ?</span></h3>



<p>Troisième temps de lecture, l’heure tourne, le temps autorisé est dépassé, une surveillante baraquée comme David Douillet met une épaule dans la porte déverrouillée «&nbsp;OK, vous pouvez aller jusqu’à 25-30&nbsp;». Nous remercions, la porte claque, Benoît Séverac ouvre son roman, ses doigts s’arrêtent sur le chapitre 15. En haut de page 94 est précisé en gras «&nbsp;cahier de Matthieu Fabas, centre de détention de Poissy, mardi 3 avril 2018, atelier d’écriture n°4&nbsp;». Matthieu écrit dans son carnet intime «&nbsp;j’ai choisi de parler du concert de Johnny que je suis allé voir avec mon père en 2012 au stade de France. J’avais 18 ans. C’est un des souvenirs les plus forts de ma vie, et les plus amers&nbsp;». Les détenus écoutent avec plus d’attention que lors des deux premiers passages. Il est question  d’un concert et d&#8217;un Johnny endiablé, de moto et de motards enflammés, est-ce la raison&nbsp;? Un détenu qui, jusqu’alors, était resté muet et impassible sur sa chaise demande d’une voix douce «&nbsp;vous êtes motard, vous roulez avec quoi&nbsp;?&nbsp;»…&nbsp;«&nbsp;je roule avec une XSR 900&nbsp;» le détenu de répondre «&nbsp;moi, j’ai une SV1000&nbsp;». Benoît Séverac explique «je suis motard et dans mon roman, j’ai voulu montrer certains aspects méconnus de la moto. Car vous savez, dans ce milieu, il n&#8217;y a pas que des anges. A Toulouse, j’étais pote avec un chef d’atelier d’un garage. Le soir, les copains s’y retrouvaient à la fermeture. On passe par derrière, on sert le whisky, ça fume, ça picole, ça bricole. Je laisse trainer mes oreilles et je récolte du matériau dont je me sers dans mes romans…». Le détenu motard embraye «&nbsp;j’ai grandi aux Antilles, quand un gars avait la peau plus noire que les autres, on lui disait «&nbsp;t’es noir comme un Haïtien&nbsp;».</p>



<p>Sans temps mort, sans craindre une réponse fuyant dans les corridors, le bibliothécaire pose cette question très personnelle «&nbsp;lorsque tu as une âme littéraire, que tu as toujours écrit, comment sais-tu que tu peux passer du texte personnel à un roman&nbsp;?&nbsp;». Peut-être était-ce l’instant attendu pour Romuald, dans l’urgence du temps qui passe si vite à écouter l’homme porte-plume à la fois fragile et robuste de dire «&nbsp;je suis assez désespéré par l’être humain mais j’aime trop l’humain. Je suis toujours entre dépression et exaltation » à écouter l’album Harvest de Niel Young «&nbsp;allons-nous lâcher prise ou nous fondre dans le soleil&nbsp;?&nbsp;» saoulé par une ravageuse mais savoureuse mélancolie. La réponse de l’auteur aux 17 romans est directe «&nbsp;il n’y a que toi qui peut le sentir. Il n’y a que toi qui sait que tu as un truc important à raconter, qu’il est urgent de raconter pour les autres. C’est non contrôlable. C’est un acte très fragilisant. Ca va devenir une obsession et tu vas te donner le droit de le faire en passant du temps à donner de la chair à un personnage. Je t’ai entendu parler de discipline, là c’est pareil. Tu dois écrire tous les jours&nbsp;». Romuald tient &nbsp;un journal de bord, déjà 80 pages noircies. Il glisse «&nbsp;Ca canalise l’esprit. Tu pars moins en vrille car parfois tu as des remontées». &nbsp;Le romancier ajoute «&nbsp;tu vas faire vivre tes personnages dans ta tête. Il faut les faire bouillir pour les faire sortir&nbsp;»… Pour tuer le fils ou tuer le père&nbsp;?</p>



<p><strong>. RPS :</strong> Réduction de Peines Supplémentaires</p>



<p>. Tous les prénoms ont été modifiés</p>



<p><strong>. Tuer le Fils</strong> aux éditions <strong>La Manufacture des Livres</strong></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/06/benoit-severac-polar-3.jpg" alt="" class="wp-image-8273" width="1160" height="760"/></figure></div>
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		<title>Paule Haminat au 36 quai des Orfèvres</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gilles BERTRAND]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 May 2021 06:30:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A Millau]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[En Une]]></category>
		<category><![CDATA[Festival Polar et Vin]]></category>
		<category><![CDATA[Millau]]></category>
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					<description><![CDATA[Ambiance polar dans une ruelle du vieux Millau pour rencontrer Paule Haminat l’organisatrice d’un Festival consacré aux romans policiers organisé du 12 au 20 juin à Millau avec des invités d’exception dans l’univers du thriller et du roman noir.  Entretien en feuilletant du Séverac, du del Arbol, du Le Corre et du Tixier.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="has-text-align-center wp-block-heading"><span style="color:#ab7e02" class="has-inline-color">PAULE HAMINAT AU 36 QUAI DES ORFEVRES</span></h2>



<p class="has-text-align-center"><strong><span style="color:#ab841a" class="has-inline-color">Ambiance polar dans une ruelle du vieux Millau pour rencontrer Paule Haminat l’organisatrice d’un Festival consacré aux romans policiers, le Festival Polar, Vin et Compagnie organisé du 12 au 20 juin à Millau avec des invités d’exception dans l’univers du thriller et du roman noir. &nbsp;Entretien en feuilletant du Séverac, du del Arbol, du Le Corre et du Tixier.</span></strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/A94I3502-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-8212" width="1160" height="760"/></figure>



<p>Le rendez-vous était fixé à 15 heures, place Foch. Signe distinctif, une besace en tissu noir. Sans en savoir plus. Taille, couleur de cheveux, âge, tenue vestimentaire. Rien.</p>



<p>J’arrive par la rue du Théâtre, 67<sup>ème</sup> jour d’occupation, des banderoles noires, des slogans blancs, sur les vitres des photos noir et blanc, des portraits, des hommes, des femmes assis, assises le cul sur le goudron, un carton sur les genoux, le regard fixe, des messages au feutre «&nbsp;on se fout de nous&nbsp;».</p>



<p>Je n’ai pas de montre, je pense «&nbsp;ce n’est pas à moi d’être à l’heure&nbsp;».</p>



<p>Au pied du musée, j’aperçois une silhouette, le sac noir en bandoulière, en évidence, sans fausse apparence. La fontaine est à sec, les bars de la place encore au pain sec, les gosiers à sec.&nbsp; Je me rapproche, elle se retourne. J’hésite, signe de politesse ou l’esquisse d’un geste timide et discret «&nbsp;c’est bien moi&nbsp;». Je réponds «allons-y», j’ajoute «vous avez ce qu’il faut&nbsp;?» Elle porte une main sur la toile noire de son cabas. Je suis rassuré.</p>



<p>Je ne l’imaginais pas ainsi, cinquante ans, peut-être plus, blouson et grand foulard pour les derniers frimas, pour l’anonymat, des mèches blondes, des lunettes rondes, nous marchons. Nous passons sous le porche, lumière jaunasse, odeur de pisse et merde de chien, ça me traverse « sale cabot ». Nous tournons à droite, on ne se dit rien. Impasse des Cordeliers, je baisse la tête. Au fond, un garage, une porte grillagée, un tag « pas de pub », sur les murs vieilles peintures défraichies, dans les coins et recoins vieilles maçonneries décrépies. Une boîte aux lettres, un nom au feutre, NICOLA en majuscules curieusement sans le S. Deux jeunes en survêt, casquette, baskets blancs, passent dans notre dos. Un bonjour discret, inquiet, regards en coin, l’air de dire «vous foutez quoi là ?». A gauche, un escalier sombre, une ampoule se dandinant, ils grimpent l’escalier. Claquement de porte, bruit de voix, j’entends « tu mets quoi là ?». Je reconnais Damso dans le noir, le lugubre, quai des brumes «j’connais la chanson, casses toi sale négro. Ça tire, ça tire le jour, ça tire la nuit, mon peuple est mort ».</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/A94I3458-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-8213" width="1160" height="760"/></figure>



<p>Paule Haminat se colle le dos au portail, les jambes légèrement croisées, les deux pieds croisés sur une grille de soupirail. Léger soupir «&nbsp;vous avez raison, ça fait vraiment polar». Elle plonge une main dans son sac, couverture vert amande, deux ombres, un homme, un gamin, un livre, un titre «tuer le fils&nbsp;», l’auteur Benoît Séverac, berger sur le Larzac, musicien touche à tout, œnologue, mille vies, mille passions, cœur chaloupé, écriture branchée et romancier, le polar sans bains de sang, sans vacheries nauséabondes et délires psychotiques. L’énigme du polar, elle tient en une ligne «Matthieu&nbsp; Fagas a tué parce qu’il voulait prouver qu’il était un homme».</p>



<p>Dans cette impasse du vieux Millau aux petits apparts étriqués et imbriqués, aux cloisons de plâtres écaillés, aux lumières blafardes, nous étions dans l’ambiance, Paule Hanimat présidente du Festival Polar, Vin et Compagnie pouvait être bavarde. Je l’ai écoutée.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/A94I3506-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-8214" width="1160" height="760"/></figure>



<p><strong>. Gilles Bertrand&nbsp;: Désolé de vous posez cette question, mais il faut bien un point de départ comme une première page à un roman, comment en arrive-t-on à créer un Festival dédié au roman policier&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>. Paule Haminat :</strong> J’étais allée à Frontignan où existe un Festival Polar avec une copine. Le soir, j’ai lancé «et si on faisait la même chose à Millau ». Madeleine qui est très sérieuse m’a répondu «c’est une bonne idée». Au départ, nous n’étions que trois, Madeleine, mon mari et moi et nous avons créé l’association Culture Art et Polar Sud Aveyron. Puis en juillet 2017, nous sommes allés à des rencontres avec des auteurs en Lozère, Hervé Le Corre était présent. Je lui ai dit «nous allons organiser un festival Polar», il m’a répondu «oui pas de souci, c’est un premier festival, je viens». J’étais trop heureuse. Même si tout le monde nous disait «vous n’y arriverez jamais» et pour la première édition, nous avions 22 auteurs.</p>



<p><strong>.G.B.&nbsp;: On n’organise pas un Festival Polar sans être passionnée par la littérature et plus précisément par le roman noir. Désolé pour cette seconde question d’introduction, mais cette passion, elle remonte à quand&nbsp;? </strong></p>



<p><strong>. P.H.&nbsp;:</strong> Je lis du polar depuis que je sais lire. J’ai débuté par la littérature enfants avec les collections Bibliothèque Rose et Verte. Puis adolescente, je me suis tournée vers des auteurs comme Artaud, Gide ou bien encore Pasolini, des personnages forts, à un âge où l’on cherche à donner un sens à sa vie, à comprendre le monde dans lequel on vit. Puis je suis passé sur des auteurs américains comme James Ellroy. Aujourd’hui, j’adore les nouveautés. J’ai toujours un à trois livres dans mon sac. J’ai la chance qu’aujourd’hui, les éditeurs nous envoient des livres. Comme Hervé Le Corre, Victor del Arbol avec une très belle écriture, Benoît Séverac, Jean Christophe Tixier avec un univers tragi-comique, Benoît Phillipon, Jacky Schwartzmann avec ses personnages décalés, improbables sur le ton de l’humour.&nbsp; Ces auteurs seront tous présents cette année au Festival.</p>



<p><strong>. G.B.&nbsp;:</strong> <strong>Le roman policier vous poursuit depuis votre jeunesse, comment expliquez-vous cet attrait pour le roman noir, pour cette part sombre de l’humanité&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>. P.H.&nbsp;:</strong>&nbsp; Vous savez la vie, ce n’est pas toujours marrant. La société est difficile et plus pour certains. C’est ce qui m’intéresse sur le plan émotionnel. La part d’ombre de l’humain et de la société. Cela explique beaucoup de choses sur l’humain et sur nous-même. Mais je ne suis pas sombre pour autant. J’ai fait du clown pour apprendre à gérer ses émotions par le rire. Le clown, il est mal habillé, il dérange, il ne trouve pas toujours sa place. C’est lui-aussi un personnage décalé.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/A94I3468-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-8215" width="1160" height="760"/></figure>



<p><strong>. G.B.&nbsp;: Monter un tel Festival avec autant d’intervenants, de tables rondes, d’animations demande une certaine expérience. De quel univers arrivez-vous&nbsp;? </strong></p>



<p><strong>. P.H.&nbsp;:</strong> Auparavant, j’étais infirmière en chirurgie à Belfort. Puis j’ai passé le concours de cadre hospitalier et il y a 20 ans, avec mon mari qui travaillait en usine comme responsable en maintenance, nous avons fait le choix de venir vivre à Millau après un séjour en vacances. Je suis donc rentrée cadre en milieu psychiatrique. Je n’étais plus dans les soins mais dans l’organisation, en assistant aux réunions cliniques, en travaillant sur les projets des patients, en organisant la vie du service. En parallèle de cela, nous avions acheté une ferme sur le Lévezou à la Devèze près de la Tâcherie pour ouvrir un gîte puis nous nous sommes installés à Millau après avoir acheté l’hôtel du Commerce. Là, je me suis mise en dispo après avoir longtemps hésité car j’aimais mon travail. Aujourd’hui pour le Festival, c’est cette expérience qui m’aide, je coordonne, j’anticipe beaucoup, je suis également hyper curieuse et je rebondis toujours.</p>



<p><strong>G.B.&nbsp;: Je vous vois bien assise à la réception de l’hôtel dans l’attente des clients un bouquin sur les genoux…</strong></p>



<p><strong>P.H.&nbsp;:</strong> Oui, c’est un peu ça, l’après-midi, j’ai le temps de lire. C’est d’ailleurs pour profiter de ce temps libre que je me suis lancée dans la radio, avec Radio Larzac. J’avais une émission d’une heure par mois. Le titre, c’était «Est-ce ainsi que les hommes vivent&nbsp;?» un poème d’Aragon chanté par Léo Ferré (elle fredonne la chanson). J’ai adoré. Au début, j’ai débuté seule, je commentais un article du Monde Diplomatique, sur des sujets de société. J’étais engagée dans mes thèmes. Puis j’ai été en binôme avec Nicolas Wöhrel, le coordinateur de la radio.</p>



<p><strong>G.B.&nbsp;: Lorsque vous précisez «&nbsp;je rebondis, je suis très curieuse&nbsp;», est-ce cette curiosité qui vous pousse aujourd’hui à construire le programme de ce Festival&nbsp;?</strong></p>



<ol class="wp-block-list"><li><strong> H.</strong>: Nous sommes un groupe de dix au conseil d‘administration. On tire la rallonge de la table et on se réunit chez moi. Le choix des auteurs, on en discute puis nous passons par les maisons d’édition pour les invitations. Ce qui fait la différence avec les autres festivals, c’est que nous, nous donnons une couleur très sociétale. L’éditrice d’Hervé Le Corre nous le disait «il aime venir chez vous car dans ce festival, on ne parle pas que de polar, on parle de tout». Et cette année nous aurons 30 auteurs.</li></ol>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/A94I3477-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-8222" width="1160" height="760"/></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/A94I3446-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-8216" width="1160" height="760"/></figure>



<p><strong>G.B.&nbsp;: Alors vous allez parler de quoi, sous la présidence de la très prestigieuse Danielle Thiéry ?</strong></p>



<p><strong>. P.H.&nbsp;:</strong> Cette année, nous aurons en conférence Olivier Tesquet journaliste à Télérama. IL est l’auteur de «A la trace». Il interviendra sur le thème «enquête sur les nouveaux territoires de la surveillance». Puis il y aura Pierre Piazza pour la dimension scientifique. Il est l’auteur de «aux origines de la police scientifique». Il est maître de conférences en sciences politique à Cergy Pontoise et membre de Criminocorpus (…revue d’histoire de la justice et des peines) sur le thème «&nbsp;aux origines de la reconnaissance faciale à des fins d’identification&nbsp;». Nous aurons également Benoît Séverac qui interviendra à la maison d’arrêt de Rodez. Il a conduit de nombreux ateliers d’écriture en prison. Et le lendemain, il animera une table rond sur le thème «prison, un déni d’humanité». Son dernier livre (…Tuez le fils) qui a été présenté à La Grande Libraire, part d’une histoire de détenu.</p>



<p>Le programme de ce Festival était plus long que ces quelques noms énoncés et piochés en vrac, aussi riche qu’une longue diatribe essoufflée à la Ellroy avec tables rondes, dédicaces, lecture musicale et prix Robin Cook, analyse de scènes de crime avec deux experts de la police scientifique, diffusion du documentaire «&nbsp;Des Hommes&nbsp;» réalisé par Jean Robert Viallet en immersion pendant 25 jours à la prison des Baumettes pour saisir «les destins brisés, les espoirs, la violence, justice et injustices de la vie».</p>



<p>J’osais une dernière question, Festival Polar et Pinard…pour quelle raison ? J’avais en tête le héros des romans de Ken Bruen, l’agent Jack Taylor, au café brandy dès le matin, poursuivant sa journée de labeur dans les entrailles du mal et dans l’écume de la Guinness pour finir dans les vapeurs de la tequila à fuir la noirceur des ténèbres. Non, soyez rassuré, Polar et Pinard ne fricote pas avec ce genre d’énergumène dégénéré, archétype du détective à la couenne épaisse, à l’haleine épaisse, irrécupérable poivrot et amant minable zigzaguant et divaguant en route vers l’échafaud. Pour répondre, Paule Haminat se pinça d’un petit sourire poli «le vin, c’est pour la dimension festive et conviviale. Pour découvrir des terroirs, un savoir-faire. Les auteurs sont généralement des bons vivants». J’étais rassuré, pas de canaillerie, pas de soûlerie déjantée, à Millau, au 36 quai des Orfèvres, le polar sera sans limitation et le pinard, avec modération. Quoique ?!</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" width="1024" height="667" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/A94I3483-1024x667.jpg" alt="" data-id="8219" data-full-url="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/A94I3483.jpg" data-link="https://www.liveaveyron.com/?attachment_id=8219" class="wp-image-8219" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/A94I3483-1024x667.jpg 1024w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/A94I3483-300x195.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/A94I3483-768x500.jpg 768w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/A94I3483-1536x1000.jpg 1536w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/A94I3483.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/A94I3486-1024x683.jpg" alt="" data-id="8220" data-full-url="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/A94I3486.jpg" data-link="https://www.liveaveyron.com/?attachment_id=8220" class="wp-image-8220" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/A94I3486-1024x683.jpg 1024w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/A94I3486-300x200.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/A94I3486-768x512.jpg 768w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/A94I3486-1536x1024.jpg 1536w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/A94I3486.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></li></ul></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/A94I3528-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-8218" width="1160" height="760"/></figure>
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		<title>LOLA CROS, journaliste passionnée par la ruralité de l&#8217;Aveyron</title>
		<link>https://www.liveaveyron.com/2021/05/24/lola-cros-journaliste-passionnee-par-la-ruralite-de-laveyron/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Odile BAUDRIER]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 May 2021 12:28:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Aveyron]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[En Politique]]></category>
		<category><![CDATA[En Une]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[Lola Cros a fait un choix osé, devenir journaliste indépendante, en créant FINTA !, podcast novateur, pour démontrer le dynamisme de l’Aveyron, et dévoiler des parcours sources d’inspiration. En continuité de cet engagement pour le territoire, elle est devenue récemment la collaboratrice parlementaire du député Stéphane Mazars.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">LOLA CROS, journaliste passionnée par la ruralité DE L&#8217;Aveyron</h2>



<p class="has-text-align-center"><strong>Lola Cros a fait un choix osé, à 27 ans seulement, de devenir une journaliste indépendante, en créant FINTA&nbsp;!&nbsp;», un podcast novateur dédié à la ruralité. Depuis quelques mois, la Ruthénoise a tendu son micro à quelques personnes remarquables de l’Aveyron, avec un credo simple, celui de démontrer le dynamisme du département, et de dévoiler des parcours sources d’inspiration. En continuité de cette volonté de s’engager pour le territoire, cette jeune femme curieuse et enthousiaste a accepté récemment de devenir la collaboratrice parlementaire du député Stéphane Mazars, rencontré pour un podcast.</strong></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/Lola-Cross-finta-6.jpg" alt="" class="wp-image-8191" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/Lola-Cross-finta-6.jpg 1000w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/Lola-Cross-finta-6-300x200.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/Lola-Cross-finta-6-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure></div>



<p><em>Odile Baudrier&nbsp;: Je voudrais revenir sur ton parcours, qui t’a orientée vers le métier de journaliste indépendante et spécialisée dans le domaine du podcast, un média en grande émergence actuellement. Et ensuite, l’autre question sera celle de savoir pourquoi avoir choisi de travailler exclusivement sur l’Aveyron.</em></p>



<p><strong>Lola Cros : </strong>Pour moi, ce n’est pas une vocation d’être devenue journaliste. Ce n’est pas un rêve d’enfant. Je ne l’avais pas forcément tracé ou imaginé. Je crois que j’avais peu idée de ce qu’était le métier de journaliste avant mes 18 ans, mon bac et mes études supérieures. J’ai commencé une licence de sociologie sans trop savoir où j’allais, j’étais intéressée par plein de choses. Ce qui m’a amené au journalisme, c’est un petit stage après ma première année d’études, à Centre Presse. J’ai fait un mois de stage, puis je suis repartie à Londres pour un an. Ils m’ont rappelée pour me proposer un contrat d’alternant. Ils m’ouvraient les portes d’une école spécialisée à Paris, et en même temps, je travaillais sur le terrain. J’avais 20 ans, je n’avais pas fini mes études, j’étais câblée pour faire des études longues. Mais j’ai accepté, j’ai fait deux ans d’étude en alternance avec eux, puis ils m’ont embauchée. Je me suis retrouvée dans le métier, sans l’avoir trop imaginé. Je ne crois pas que j’aurais aimé ce métier si j’avais fait un cursus classique, une école de 5 ans. D’autant plus qu’il y a un truc à Paris, un aspect «&nbsp;hors sol&nbsp;», que je n’aimais pas du tout. Mais j’ai adoré d’apprendre en étant vraiment sur le terrain, en faisant un réseau. Et j’ai adoré le faire en Aveyron. Mais je n’ai pas adoré de grands journalistes, je n’avais pas un rapport fanatique à ce métier, je ne l’ai pas idéalisé non plus. Je l’ai découvert en commençant au CFPJ. J’étais la plus jeune de la promo, j’avais 19 ans, et les autres avaient entre 25 et 32 ans, ils avaient des expériences dans la presse, des masters et compagnie, ils allaient entrer dans la vie active. Alors que pour moi, c’est le début de mes études. Il y avait un décalage, ils avaient une grosse culture métier. J’ai été impressionnée de découvrir ce métier-là, mais je ne l’ai pas aimé à Paris. J’ai adoré faire ce métier en Aveyron. J’ai construit l’attachement pour le territoire. Il y a cette manière de regarder les territoires d’en haut, depuis Paris. Et de Paris, on va te faire l’actualité en province. Je n’avais pas du tout envie de laisser cette place-là aux journalistes parisiens. Moi, je voulais être sur le terrain, le faire en Aveyron et pas de loin.</p>



<p><em>Qu’est-ce qui provoque la rupture qui te pousse à décider de voler de tes propres ailes, après une expérience à Midi Libre Millau&nbsp;?</em></p>



<p><strong>Lola Cros : </strong>C’est vraiment une rupture sociale. C’est la convergence de plein de tendances qui traversent le journalisme. Surtout la défiance. J’ai eu beaucoup de mal à l’accepter alors que tu essaies de faire le métier de la manière la plus honnête, et que tu te retrouves face à des critiques permanentes. C’était au moment des gilets jaunes. Il y avait eu des manifestations dures, on se fait confronter, on se fait insulter sur les réseaux sociaux, ça continue sur nos réseaux sociaux privés. Il y a une grosse pression des lecteurs, dure à gérer. Il y a aussi une grosse pression de la hiérarchie, des groupes, dans un moment où il y a moins de lecteurs, moins d’annonceurs. Il y a une crise économique qui te rappelle tous les jours que tu coûtes trop cher à ton journal. En même temps, ton lecteur te pense manipulée. Alors que le métier, tu l’aimes. Je me sentais prise entre ces deux tendances. Pour moi, la solution était la clef des champs. Il fallait que je m’en sorte. J’avais 25 ans. Je ne voulais pas faire ce métier coûte que coûte. L’idée a été pourquoi ne pas passer par l’indépendance et la pige. Je suis partie à Toulouse, j’ai travaillé à la pige pour différentes rédactions.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1000" height="674" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/Lola-Cross-finta-1.jpg" alt="" class="wp-image-8192" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/Lola-Cross-finta-1.jpg 1000w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/Lola-Cross-finta-1-300x202.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/Lola-Cross-finta-1-768x518.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure></div>



<p><em>Ensuite comment est venue l’idée de te lancer dans le podcast FINTA&nbsp;!&nbsp;? Car même si tu as été formée multi canal, tu étais plus une journaliste de presse écrite, à Centre Presse, puis Midi Libre.</em></p>



<p><strong>Lola Cros : </strong>L’idée est venue d’un magazine, qui avait été lancé par deux étudiants de l’Aveyron. C’était un annuel, ils ne voulaient plus le gérer, ils me l’ont proposé. Je suis partie de Midi Libre avec ce projet dans les cartons. J’ai été dans un incubateur à Toulouse, pour essayer de le monter. Mais au bout de 3-4 mois, je comprends que c’est trop loin de mon métier de journaliste. La partie gestion, montage financier, je n’y comprends rien, cela ne m’intéresse pas trop. Le confinement arrive à ce moment-là. Je me dis que je ne vais pas partir sur un média écrit, qui est cher à produire. Et je convertis tout mon matériau dans l’idée du podcast. Pour plusieurs raisons. Je suis une grosse consommatrice de podcasts. Et dans l’esprit de la défiance envers les journalistes, j’avais des agriculteurs qui m’avaient demandé de lire leurs propos avant de les publier. C’est quelque chose auquel on est habitués avec des politiques, des communicants rôdés à gérer leur image, mais venant d’agriculteurs, cela m’avait travaillé. J’étais repartie en me demandant comment ils accepteraient de témoigner sans avoir peur d’être manipulé. C’était l’idée de donner à entendre les gens sans être un filtre. Une journaliste de presse écrite digère la matière donnée pour la remettre en forme. Cette étape-là est subjective. Alors comment réconcilier toutes ces parties&nbsp;? Je me suis dit que par l’oral, c’était bien. On voit dans les enquêtes d’opinion que c’est un média apprécié car il est proche, authentique, intime. J’ai pensé que c’était un média à aller chercher. Et aussi parce qu’en Aveyron, beaucoup de choses passent par l’oralité. Sur des sujets, on manque parfois d’archives écrites. A la croisée de toutes ces réflexions, j’ai pensé qu’un podcast rural pouvait être un défi. Car le podcast est plutôt un média urbain, consommé en ville par des jeunes. Je l’ai transformé en média de ruralité.</p>



<p><em>Obtiens-tu de bons scores&nbsp;sur tes podcasts&nbsp;?</em></p>



<p><strong>Lola Cros : </strong>Je n’ai pas trop d’éléments pour comparer. J’ai environ 1200 à 1500 écoutes par moi. Une fois que j’ai dit ça, je ne sais pas trop ce que ça représente. En moyenne, 600 écoutes par épisode. Cela paraît tout petit. Mais parfois, j’imagine 600 personnes dans une salle en train d’écouter un concert ou autre, je trouve que c’est pas mal. Surtout que le podcast est un média que tu vas chercher, à un moment où tu es disponible. C’est une écoute attentive. Ce n’est pas comme la radio qui traîne en fond dans la cuisine. Ce sont 600 personnes qui choisissent de venir, et qui reviennent ensuite. Je suis plutôt contente.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/Lola-Cross-finta-7.jpg" alt="" class="wp-image-8193" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/Lola-Cross-finta-7.jpg 1000w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/Lola-Cross-finta-7-300x200.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/Lola-Cross-finta-7-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><figcaption>Avec le gantier Olivier Fabre, pour un futur podcast</figcaption></figure></div>



<p><em>Tu as choisi des profils très différents depuis la création de Finta&nbsp;!, avec Cinthia Born, Jérémy Bismuth, Vincent Benoît, Véronique Bras, Sébastien Gache, Stéphane Mazars, Emilie Vialettes. Puis récemment, tu as publié un Hors série, dédié aux «&nbsp;50 ans du Larzac&nbsp;». Ta baseline est «&nbsp;Exporer. Inspirer. S’engager&nbsp;». A travers tes portraits, ta démarche apparaît de positiver sur des gens engagés.</em></p>



<p><strong>Lola Cros : </strong>En fait, j’ai envie de donner envie à des gens de s’engager sur le territoire. De donner des modèles. &nbsp;D’aller chercher des engagements qui habitent l’Aveyron. Pour donner des envies d’engagement, des inspirations. C’est ce qui rythme tous les entretiens. Aller chercher une parole inspirante. Et sur le Larzac, c’est un engagement riche. Il y avait une envie presque pédagogique d’expliquer cette lutte. Je me suis rendue compte que dans ma génération, et encore plus à Rodez où je vis, elle était moins connue. Alors qu’elle est porteuse de réflexion&nbsp;: je pense aux circuits courts, à l’écologie, à l’idée de remettre de la solidarité entre voisins pour se nourrir. Ce sont des problématiques qu’on entend beaucoup aujourd’hui. Pour moi, c’est un discours actuel que le Larzac a contribué à amorcer dans les années 70. Il y a une actualité qui mérite qu’on en parle, ce n’est pas pour aller dépoussiérer de vieux dossiers qui n’ont que peu d’impacts aujourd’hui. C’est d’éclairer aujourd’hui et demain à l’aune de ce passé-là, et montrer l’engagement. Moi, j’ai l’impression d’avoir manqué de modèles en Aveyron. J’ai eu l’impression que pour réussir ma vie, il fallait que je parte de l’Aveyron. Que si tu voulais être dans le coup, dans la tendance, à la pointe des nouvelles technologiques, il fallait être en ville. J’ai l’impression d’avoir grandi avec ça. Mais au-delà de l’exode urbain dont on parle actuellement, il y a déjà plein de gens qui ont fait le choix ici de vivre, de s’engager, et peut-être qu’on ne les connaît pas. Alors qu’il suffit de leur donner la parole pour donner envie à une génération des 20-30 ans, de revenir en Aveyron après leurs études. On m’a trop dit que les gens qui restaient en Aveyron était ceux qui n’avaient pas eu d’autre choix que d’y rester, par manque d’ambition, et qu’ils tombent dans un schéma plan plan.</p>



<p><em>Et toi, tu veux t’inscrire en faux sur cette idée&nbsp;?</em></p>



<p><strong>Lola Cros : </strong>Oui. Car je me base sur tous mes reportages sur le terrain pendant 7-8 ans comme journaliste de presse écrite. Tous les gens que je croisais sur le terrain me montraient que cette image était fausse, mais qu’il suffisait peut-être de le dire. C’est un peu la complémentarité entre savoir-faire et faire savoir. En Aveyron, on répète souvent «&nbsp;vivons heureux, vivons cachés&nbsp;». Mais il va peut-être falloir s’exprimer, donner des modèles pour impulser une dynamique commune. C’est peut-être utopiste de dire ça. Mais je veux faire savoir, défricher, pousser des portes.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/Lola-Cross-finta-2.jpg" alt="" class="wp-image-8194" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/Lola-Cross-finta-2.jpg 1000w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/Lola-Cross-finta-2-300x200.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/Lola-Cross-finta-2-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure></div>



<p><em>Tu disais que tu n’aurais pas pu faire ce métier ailleurs qu’en Aveyron. Tu as essayé à Toulouse et ça ne t’a pas plu.</em></p>



<p><strong>Lola Cros : </strong>A Toulouse, c’était essentiellement de la pige, pour Média Cité. De l’investigation locale, politique. J’ai fait très peu de piges à Toulouse, je n’ai pas mon réseau, je n’ai pas trouvé des sujets, et en plus dans une période covid, où la vie fonctionne différemment. Je n’ai rien trouvé dans mon regard d’intéressant à apporter en plus que ce que font les autres journalistes à Toulouse. Alors qu’en Aveyron, il n’y a pas beaucoup de journalistes, et je trouve qu’il y a un terrain de jeu tellement vaste que c’est ici que j’ai envie de m’amuser.</p>



<p><em>Finta n’est pas un média qui te rapporte sur le plan financier pour le moment. Tu travailles en parallèle pour des piges. Pour quels médias&nbsp;? Sur quels thèmes&nbsp;? Est-ce que ça colle parfois avec Finta ou bien est-ce vraiment dissocié ?</em></p>



<p><strong>Lola Cros : </strong>L’idée est d’arriver à trouver des sujets communs. Là, j’ai passé beaucoup de temps sur le Larzac pour Finta. J’ai pensé mon travail de terrain pour Finta, mais il m’a permis de vendre une pige pour le Monde, qui sortira en mai. Essayer de faire se répondre un même travail dans différents médias, je trouve que c’est intéressant. Même si c’est difficile car tu ne parles pas du Larzac en Aveyron, comme tu parles du Larzac aux lecteurs du Monde. Il y a un équilibre à trouver. J’essaie d’utiliser la matière pour différents canaux. Je travaille encore beaucoup pour le groupe Dépêche, pour des suppléments thématiques, agriculture, économie, des portraits d’Aveyronnais expatriés. Pour le Monde occasionnellement, pour des sujets ruraux. Et à Toulouse, Media Cité, et dernièrement sur Street Press pour des procès judiciaires.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1000" height="651" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/Lola-Cross-finta-9.jpg" alt="" class="wp-image-8195" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/Lola-Cross-finta-9.jpg 1000w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/Lola-Cross-finta-9-300x195.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/Lola-Cross-finta-9-768x500.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure></div>



<p><em>Est-ce que le Podcast, qui est basé sur une interview et un axe positif de la personne, ne trouve-t-il pas la limite de l’absence de contradiction sur la personne car ce n’est pas toujours facile en vis-à-vis de s’opposer&nbsp;? Réfléchis-tu aussi à cet aspect-là&nbsp;?</em></p>



<p><strong>Lola Cros : </strong>Oui, car j’ai eu du mal à accepter le côté qui peut paraître un peu gnan-gnan, de «&nbsp;Tu es inspirant, est-ce que je peux venir te poser des questions&nbsp;?&nbsp;» Il y a un côté léger que j’assume à moitié. Il y a des jours où j’assume très bien, et les retours sont plutôt positifs, les gens ont envie d’entendre quelque chose de positif et inspirant. Moi, je ne l’assume pas toujours. Je trouve que ça manque parfois de répartie et de contradiction. Mais je ne n’ai jamais été quelqu’un de rentre-dedans. C’est souvent le cas dans l’interview politique. Si tu vas direct contre la personne, tu n’obtiens rien. Je n’ai pas forcément envie d’être dans la contradiction et de pousser les gens dans leurs retranchements. J’ai beaucoup réfléchi à cette question. J’assume que dans Finta, je vais voir une personne, avec ses limites de personne, pour comprendre comment son environnement affectif a contribué à son engagement. C’est la construction d’un parcours qui m’intéresse, sa vie très personnelle. Et un moyen de s’identifier. Je me suis posée la question pour un épisode sur l’agriculture, je crois, d’arriver avec des chiffres à opposer à mon invité s’il me donne des chiffres différents. Je n’ai pas envie d’aller dans une confrontation de chiffres, un peu énervés, un peu froids. Par contre, je ne veux pas tout laisser passer. Sur Le Larzac, sur la SCTL, c’est un exemple vertueux, qui donne à réfléchir, mais qui est aussi critiqué en interne et en Aveyron. Je ne me suis pas gênée pour poser la question à Solveig Letort sur ces critiques d’un manque de transparence. J’ai donné la possibilité à Solveig de s’exprimer sur les critiques. Ok, j’aurais pu aller bien plus loin mais ce n’est pas mon approche.</p>



<p><em>Tu as eu une reconnaissance rapide de Finta&nbsp;! Avec une présentation dans «&nbsp;Carnets de Voyage&nbsp;», l’émission de France Inter, et «&nbsp;Elles font l’Occitanie&nbsp;», de la région Occitanie après seulement 6 mois de diffusion. Est-ce une satisfaction&nbsp;?</em></p>



<p><strong>Lola Cros : </strong>Je suis super contente du retour. Les médias locaux reconnaissent que j’apporte quelque chose d’autre par rapport à ce qui existe. C’est l’idée que je voulais. Je ne voulais pas prendre la place, ou venir en redite à la presse locale. Je voulais apporter autre chose. Moi, avec Finta&nbsp;!, je touche les 25-35 ans, une cible difficile à toucher pour la presse locale. J’ai réussi à prendre une petite place dans l’éco système local. Cela participe de la reconnaissance. J’ai été ravie que France Inter fasse un petit zoom sur moi. Plein de plateformes conseillent des podcasts, et je suis souvent citée pour les territoires ruraux. Cela va bien avec l’ambiance politique globale où il faut redorer les territoires.</p>



<p><em>C’est un média que tu produis seule. Est-ce facile d’être une rédaction à toi toute seule, et d’être isolée&nbsp;?</em></p>



<p><strong>Lola Cros : </strong>Je suis partagée. Le collectif me manque souvent. Même si je suis partie de Midi Libre avec presque une horreur du collectif. J’ai besoin d’être indépendante. Mais je me pose surtout la question de la pertinence de choisir, faire et monter des sujets seule. Je n’hésite pas à confronter mes idées. J’ai un ingénieur du son qui me mixe les épisodes, il a un regard intéressant. Il me confronte parfois sur la forme. Et j’ai aussi beaucoup de retours sur les réseaux sociaux, des gens m’écrivent, me donnent des idées, me disent Bof sur tel épisode. Quand j’ai sorti l’épisode sur Stéphane Mazars, on m’a écrit qu’on ne voulait pas voir de la politique sur Finta. Je l’entends. Ces retours-là me font sortir de ma solitude. Mais je suis partagée, car c’est un média personnel aussi. Je me suis demandée si Finta pouvait être un collectif. Mais je ne me vois pas donner le montage à quelqu’un. Par contre, dans la partie réflexion des sujets en amont, j’ai pensé à un petit groupe, qui pourrait faire évoluer Finta. Une petite bulle d’échanges serait sympa.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/Lola-Cross-finta-3.jpg" alt="" class="wp-image-8196" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/Lola-Cross-finta-3.jpg 1000w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/Lola-Cross-finta-3-300x200.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/Lola-Cross-finta-3-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure></div>



<p><em>Tu parles de l’épisode sur Stéphane Mazars. Et finalement cet épisode a provoqué une réorientation, je ne sais pas si elle est provisoire ou définitive, de ta vie. Avec le fait de devenir sa collaboratrice parlementaire. Est-ce une option que tu avais envisagée ou qui s’est improvisée dans ta vie&nbsp;?</em></p>



<p><strong>Lola Cros : </strong>Ce n’était pas du tout prévu. Je ne suis pas du tout attirée par la politique politicienne. Quand j’ai sorti l’épisode, Stéphane Mazars m’a demandé de passer le voir, et m’a proposé ce poste de collaborateur parlementaire. Des journalistes qui basculent dans la communication ou politique, on en connaît d’autres, et je n’avais pas du tout envie d’en faire partie. Mais cela a piqué ma curiosité. Je trouve que c’est dans la droite ligne de l’engagement que j’ai envie d’avoir pour le territoire. Avec Finta, il y a un engagement pour la ruralité. Ce que me propose Stéphane Mazars, c’est toute la partie communication, et au-delà, d’être ses yeux sur le territoire. Faire le lien entre son travail de parlementaire à Paris et son travail de terrain en Aveyron. Recevoir les gens qui veulent le voir, préparer les dossiers pour lui, sentir des tendances, des signaux faibles qui traversent le territoire et donc le député a besoin de se saisir. Je trouve que c’est dans la droite ligne de ce que je fais déjà comme journaliste. Le travail de terrain et défricher des sujets, c’est mon métier. L’idée que je mets toute cette matière sur son bureau, et que lui l’utilise pour son travail politique me convient. La politique fait partie de ces thématiques qu’on critique beaucoup. Il y a une défiance à l’encontre des politiques, que je trouve inquiétante. Je n’ai pas envie de me résoudre à cette défiance envers les politiques, les journalistes, les élites. Donc je me suis dis OK. Je ne crois pas que je ferai une carrière politique derrière. Je ne veux pas dire Jamais, car je ne sais pas de quoi demain sera fait. Je suis plutôt à suivre les opportunités, qu’à avoir un plan de carrière. En tout cas, ça m’intéresse de voir la politique de l’intérieur.</p>



<p><em>Sauf erreur, Stphane Mazars avait voté en faveur de la poursuite de l’utilisation des glyphosates. Tes choix de sujets te montrent plutôt engagée sur le plan de l’écologie. Est-ce que ce point pourrait achopper entre vous&nbsp;? L’as-tu questionné sur ça&nbsp;?</em></p>



<p><strong>Lola Cros : </strong>J’ai commencé sur les chapeaux de roue. On n’a pas pris le temps de parler de ces sujets. Il est clair que je ne suis pas militante, pas encartée, et je ne partage pas toutes les idées de la majorité. Je me retrouve avec lui sur les envies un peu progressistes, et d’ancrage sur le territoire. Toutes les idées sur le territoire, on s’y retrouve. Sur les glyphosates, il a un discours plus pédagogique, il n’est pas forcément à l’aise. C’est un compromis entre le terrain, la nécessité de légiférer au niveau national alors qu’il y a des problématiques très aveyronnaises. Les problèmes autour de la PAC arrivent, elle sera bénéfique pour plein d’agriculteurs, mais pour ceux en zone montagne, elle sera catastrophique. Est-ce que ce sont les intérêts nationaux ou de ton territoire qui prennent le dessus dans ces cas-là&nbsp;? Je n’ai pas envie de tomber dans une approche manichéenne de la politique, car je ne maîtrise pas bien tous les sujets. Je n’ai pas envie d’être dans la confrontation. Et je trouve que Stéphane Mazars est dans cette optique-là. Je sais que sur les glyphosates, nous sommes d’accord qu’ils ne sont pas l’avenir de l’agriculture. Moi, je ne me gênerai pas pour lui dire les points où nous ne sommes pas d’accord. D’ailleurs, il l’attend, il me l’a clairement dit. Il ne cherche pas des petits soldats qui exécutent. Nous ne sommes pas ses secrétaires. Nous sommes là pour aller au fond des sujets avec lui. Mais son jeu politique lui appartient.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="685" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/Lola-Cross-finta-5-1024x685.jpg" alt="" class="wp-image-8198" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/Lola-Cross-finta-5-1024x685.jpg 1024w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/Lola-Cross-finta-5-300x201.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/Lola-Cross-finta-5-768x513.jpg 768w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/Lola-Cross-finta-5-1536x1027.jpg 1536w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/05/Lola-Cross-finta-5.jpg 1994w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>



<p><em>As-tu eu la crainte de l’avenir de Finta en acceptant cette proposition&nbsp;d’une fonction politique, même si tu n’es pas encartée&nbsp;? As-tu réfléchi à la poursuite de ton projet&nbsp;?</em></p>



<p><strong>Lola Cros : </strong>Oui. Cela a été clair avec lui, je lui ai demandé si c’était compatible, car il n’était pas question d’arrêter Finta. Je travaille à temps partiel pour lui. Moi, je voulais que ce soit compatible. Mais j’ai un peu peur que les gens pensent que je choisis les invités par rapport à l’action politique de Stéphane Mazars. J’espère que ce ne sera pas le cas. Après, la politique, elle est dans tous les sujets. Si je vais voir un agriculteur, un artisan, il y a toujours quelque chose qui va chercher la politique. Je ne m’interdirai pas de donner la parole à des personnes avec des idées opposées à lui. Là, je vais finir la saison de Finta avec José Bové, et ils ne sont pas en phase. Je ne vais pas m’interdire d’aller voir des gens. Mais je veux aussi être loyale. Il faut que ce soit transparent pour les auditeurs. J’ai encore des piges à paraître en mai. Mais je vais arrêter la pige pendant que je suis attachée parlementaire. Il n’est pas question que j’écrive pour Centre Presse dans cette période. Je veux être transparente</p>



<p><em>D’autant plus qu’il y a une échéance électorale proche avec la campagne des régionales.</em></p>



<p><strong>Lola Cros : </strong>Il y a une échéance pour Stéphane Mazars. Mais l’équipe parlementaire n’est pas associée à la campagne. On n’a pas le droit de travailler pour sa campagne.</p>



<p><em>L’expérience prouve que le monde journalistique et politique évolue souvent ensemble, et que beaucoup de journalistes sont passés du côté de la politique. Cela t’avait-il inspirée&nbsp;?</em></p>



<p><strong>Lola Cros : </strong>Non, cela m’avait plutôt fait peur. J’avais plutôt l’image de journalistes en fin de carrière qui trouvent une voie dans des cabinets politiques. Moi, cela ne me faisait pas rêver. Et je pense d’ailleurs que cette proximité participe de cette défiance envers le journaliste et envers le politique. Je ne suis pas super à l’aise d’en faire partie. Mais à la fois, je trouve que le travail est assez proche de celui d’un journaliste en local. Les dossiers traités comme journaliste sont aussi ceux qui sont sur le bureau du député. Je me pose beaucoup de questions sur le métier de journaliste. Est-ce que couvrir la PAC dans les journaux suffit ou est-ce seulement poser des questions sur des choses où on n’a aucune prise&nbsp;? Avec le même dossier auprès du député, je vais peut-être voir ce qui se joue dans les cercles de décision, et pas seulement commenter. J’ai envie de découvrir l’autre aspect. Je suis sûrement naïve. C’est ma curiosité qui m’a amenée là.</p>



<p><em>Et sans doute aussi l’amour de l’Aveyron&nbsp;? Pour lui, comme pour toi, l’envie de montrer que ce département est riche, qu’on y agit.</em></p>



<p><strong>Lola Cros : </strong>C’est une ligne qu’on a en commun, la plus solide. C’est sûrement ce qui nous rapproche le plus. L’idée de faire avancer le département, d’en être fiers, de lui donner une voix au chapitre. D’incarner une ruralité qui en veut, dans sa spécificité. Je suis attachée à dire que la ruralité n’est pas en retard sur les villes. Elle existe différemment. C’est ce qui me guide. Et Stéphane Mazars est quelqu’un de consensuel, il n’est pas agressif ou clivant.</p>



<p><em>Tu termines chaque podcast par la même question posée à tous tes invités. Je vais donc te poser moi aussi cette question&nbsp;: «&nbsp;En quoi tu crois&nbsp;?&nbsp;»</em></p>



<p><strong>Lola Cros : </strong>Elle est dure, cette question&nbsp;! Moi, je crois à une forme de solidarité, en une échelle humaine pour tout. Je pense qu’à partir du moment où on connaît les gens autour de nous, qu’on sait qui va payer le prix de notre action, de notre choix, c’est aussi valable pour le journaliste qu’on va croiser la personne demain, pour le politique, qui va impacter sur son voisin. Quand on est connectés, cela remet du bon sens, de la solidarité, du respect dans les relations. Le fait de tout libéraliser, de voir qu’on évolue dans un monde immense, fait qu’on n’en vient à plus se soucier de celui qui est à côté de nous. Moi, je crois à plus de connexions pour aller vers plus de vertu. Je suis un peu bisounours. Mais je n’ai pas envie de me changer pour faire croire que je suis un roc. J’ai envie de garder cette naïveté. Je n’ai pas envie de me résigner. Il y a plein de sujets qui me révoltent dans la société, plein de sujets où j’ai envie de m’engager. Même si c’est trop gros. Je crois beaucoup à l’échelon local pour mettre de la vertu, et faire les choses en grand. J’ai souvent l’image d’un puzzle où chacun vit sa vie, et est aussi imbriqué aux autres. C’est une image qui me suit. Je crois en l’échelle locale qui est forcément responsabilisante.</p>



<p>Entretien réalisé par<strong> Odile Baudrier </strong></p>



<p>Photos réalisées par <strong>Gilles Bertrand </strong></p>
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		<title>DWEEK PROD : LE LABEL INDÉPENDANT</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anais Bertrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Apr 2021 19:00:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A Millau]]></category>
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				<p>DWEEK PROD : LE LABEL INDÉPENDANT</p>
<p>Alors que le single de Petit Jeremy &#8220;Fleurs est sorti il y a peu,  rencontre avec La Graine et Mads, deux artistes audacieux, qui ont créé le label indépendant D-Week Prod et ont signé le jeune millavois à la suite de son aventure dans The Voice.</p>
<p>Le single « Fleurs » est à retrouver sur toutes les plateformes musicales.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour participer au projet de développement de la carrière de Petit Jeremy, qu’il s’agisse de la diffusion de ses singles en radios ou de diffuser ses futurs clips à la télévision c’est ici que ça se passe : <a href="https://www.leetchi.com/c/jeremy-the-voice?fbclid=IwAR0-s6Oe3Kb8IclzuZsgmHr7ykJkODKRYt2zqNF8CMZP3aS3ovzdb5npTH0">https://www.leetchi.com/c/jeremy-the-voice?fbclid=IwAR0-s6Oe3Kb8IclzuZsgmHr7ykJkODKRYt2zqNF8CMZP3aS3ovzdb5npTH0</a></p>

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		<title>UNE JOURNÉE SUR LE TOURNAGE DU NOUVEAU CLIP DE PETIT JEREMY</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anais Bertrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Apr 2021 15:15:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A Millau]]></category>
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<div dir="auto" style="text-align: left">UNE JOURNÉE SUR LE TOURNAGE DU NOUVEAU CLIP DE PETIT JEREMY</div>
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</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q" style="text-align: left">
<div dir="auto">C’est par une journée ensoleillée qui sent bon le printemps, que Jeremy (Petit Jeremy), chanteur révélé au grand public dans le télécrochet The Voice, nous a accueilli pour le tournage de son tout nouveau clip «Fleur ».</div>
<div dir="auto"></div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q" style="text-align: left">
<div dir="auto">Produit par l’artiste La Graine, sous le tout jeune label D.Week Prod, le clip nous fait découvrir les plus beaux paysages de Millau, sublimés par les pas de danse de Fiona Petot et la voix de Petit Jeremy.</div>
<div dir="auto"></div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q" style="text-align: left">
<div dir="auto">RENCONTRE</div>
<div dir="auto"></div>
</div>
<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<div dir="auto" style="text-align: left">Vous pouvez participer à l’aventure musicale de Petit Jeremy en cliquant ici —&gt; <a href="https://www.leetchi.com/c/jeremy-the-voice?fbclid=IwAR3qxqvdOnFFgu6WApdhltAKec8Q1C5HD5fK7hBejlLlzNUWvZG_VqoicMo">https://www.leetchi.com/c/jeremy-the-voice?fbclid=IwAR3qxqvdOnFFgu6WApdhltAKec8Q1C5HD5fK7hBejlLlzNUWvZG_VqoicMo</a></div>
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		<title>Jérémy, Clip, Prod et Mob sur le Larzac</title>
		<link>https://www.liveaveyron.com/2021/04/22/jeremy-clip-prod-et-mob-sur-le-larzac/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gilles BERTRAND]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Apr 2021 10:00:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A Millau]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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		<category><![CDATA[chanson française]]></category>
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		<category><![CDATA[The Voice]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Boudoulaou, la Pouncho, Brunas et sa lavogne, la Croix des Scout, le Larzac en liberté et une mob bleue année 50, tel fut le décor du premier clip orchestré par le rappeur La Graine pour promotionner un des tous nouveaux titres composés par Jérémy, le chanteur révélé au grand public par The Voice. Nous avons passé ce bel après-midi de lumière et de musique en la compagnie de l’équipe de D.Week Prod et de Fiona Petot, danseuse de Flamenco. Un clap et c’est parti.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/04/Jeremy-the-voice-la-graine-clip-52.jpg" alt="" class="wp-image-8030" width="1160" height="760"/></figure>



<h2 class="has-text-align-center wp-block-heading"><span style="color:#117314" class="has-inline-color">JEREMY, CLIP Prod AND mob SUR LE LARZAC</span></h2>



<p class="has-text-align-center"><strong><span style="color:#117314" class="has-inline-color">Le Boudoulaou, la Pouncho, Brunas et sa lavogne, la Croix des Scouts, le Larzac en liberté et une mob bleue année 50, tel fut le décor du premier clip orchestré par le rappeur La Graine pour promotionner un des tous nouveaux titres composés par Jérémy, le chanteur révélé au grand public par The Voice. Nous avons passé ce bel après-midi de lumière et de musique en la compagnie de l’équipe de D.Week Prod et de Fiona Petot, danseuse de Flamenco. Un clap, une mob et c’est parti.</span></strong></p>



<p><strong>13h15</strong>, place de l’Industrie, un chien et son maître son sac à dos au sol, maigre fortune&nbsp; et besace à infortune. Une Clio se gare, la vitre se baisse, <strong>La Graine</strong> au volant, rapide présentation. Bob sur la tête, chemise en lainage épaisse, lunettes teintées, je ne l’aurai pas reconnu.</p>



<p>Il embraye, on prend sa roue, direction Creissels. Au rond-point de Raujolles, le cligno à gauche, la Clio tourne à gauche, direction la route du camping et du Boudoulaou. Une maison à gauche, un petit pavillon propet, on se gare.</p>



<p>Des palmiers emmaillotés, un petit moulin qui bat des ailes, une pelouse épaisse comme un dunlopillo, sur une table de salon d’été, une boîte de sucre, des tasses à café, Jérémy sort d’une porte vitrée «bonjour, je suis Jérémy. Attention, le café il est fort». Dans l’embrasure de la porte, Fiona se prépare, elle s’esquive &nbsp;«je vais me maquiller».</p>



<p>Puis arrive <strong>Mads</strong>, il épelle son nom «&nbsp;moi c’est Mads, M.A.D.S&nbsp;». Tenue d’été, tenue de plage version Palavas les Flots, claquettes aux pieds. <strong>Oni</strong>, n’est pas loin, il n’épelle pas son nom, il revient une poche pleine du supermarché pas loin, «j’ai fait le plein». Dans le cabas, des madeleines Pitch, de l’eau, du gazeux, la journée s’annonce chaude et longue.</p>



<p>Puis à franchir le portillon de ce pavillon, à fouler l’herbe fraîche, à poser sacs et bardas, un duo France 3, Tristan du Journal de Millau, le vidéaste et son toutou matou chéri bibi, Jérémy entouré, à serrer des pinces, des regards collés sur la bonne bouille du petit Prince, un poil nerveux, anxieux «mes parents le sont encore plus que moi».&nbsp; Derniers accords sur sa guitare, ça calme, y’a pas de webcam. Fiona sort de la salle de bain maquillée, le fond de teint clair, la robe virevoltante, les ray ban sur le bout du nez, elle enlace son mec, faut décoller.</p>



<p>Nouvelle chanson, nouvelle équipe, premier clip, La Graine aux manettes, le grand frère, l’ordonnancier de cette journée marathon entre RP, clip à enregistrer, équipe à souder et entretiens en rafale, le premier organisé dans le pré du grand père. Hors micro, il évoque Vianney «on a des points en commun, comme lui, j’ai parcouru l’Europe, l’Allemagne, la Suisse. Comme moi, il a été scout. Comme moi, il aime la chanson française. Quand je dis que j’écoute du Brel, on me regarde toujours bizarrement». Oni demande «&nbsp;c’est où la croix des Scouts&nbsp;?&nbsp;».</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/04/Jeremy-the-voice-la-graine-clip-60.jpg" alt="" class="wp-image-8038" width="1160" height="760"/></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/04/Jeremy-the-voice-la-graine-clip-61.jpg" alt="" class="wp-image-8039" width="1160" height="760"/></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/04/Jeremy-the-voice-la-graine-clip-62.jpg" alt="" class="wp-image-8040" width="1160" height="760"/></figure>



<p><strong>14h30</strong>, la Graine rassemble son petit monde. Première prise, à deux solos d’ici, dans l’encolure du Boudoulaou. Jérémy grimpe sur une vielle Motobécane «ah, je pense qu’elle doit bien dater des années 50». En deux tours de pédales, elle pète, Jérémy en cavale sur l’engin fumant et pétaradant. Guitare ajustée, premiers accords, il marche seul au milieu de la chaussée un 50 mm stabilisé sous le nez. Le plan est simple, rejoindre Fiona, l’enlacer, regard amoureux, un brun langoureux, le refrain donne le ton, Oni lâche «tu ne changes rien, tu es parfaite». En deux prises, le refrain cavale déjà dans le cerveau de chacun, déjà incrusté, de la bonne pop, le message en périscope pour scruter du côté des hits et du Top 50. Mads ajoute «ça y est, je l’ai déjà dans la tête pour un bon moment».</p>



<p><strong>15h30</strong>, La Graine lâche «on est dans le timing, on est dans le timing. Toi, en mob, tu montes par la route, nous on monte par là». Là, c’est la piste rejoignant l’aire d’atterrissage de Brunas.&nbsp; Sur ce contre-plateau, vent du nord, manche à air gonflé, le viaduc dans une lumière aveuglante et des curieux&nbsp; discrets «c’est Jérémy, c’est le gars de The Voice». Second plan, seconde prise, faire péter la mob, Fiona aux manettes, Jérémy assis à l’arrière sur un bout de planche en bois. Mads branche une enceinte, le go est donné, la mob cale, noyée. Pas le moment de faire monter la pression, Oni prend l’engin récalcitrant et dompte la bécane sortie des pénates. La prise peut reprendre, long traveling à contre jour sans abat-jour. La Graine crie «Stop», &nbsp;c’est parfait.</p>



<p>Seconde prise, Fiona rentre dans le jeu, la danseuse de Flamenco élégante sans miroir, sur ce promontoire, dans un pas de séduction, ondulante et flamboyante, le duende pour tournoyer et enflammer son «Paco di Lucia».&nbsp; Le refrain coule et joue les TGV dans nos cerveaux, Jérémy pour jongler avec les mots, simples, accrocheurs, vite inoculés, au milieu de cette nature qu’il affectionne «je suis né ici, je suis bien ici». Le jeune interprète, jean troué, écharpe de soie nouée, n’a pas le sourire ampoulé, le stress tombe, la musique prend le dessus, le clip se construit, un hit à l’affût <em>&#8220;j&#8217;écrirai sur des pétales une histoire par jour&#8221;</em> vision cinéphile à 100 images seconde et chanson qui sent bon la chlorophylle.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/04/Jeremy-the-voice-la-graine-clip-28.jpg" alt="" class="wp-image-8006" width="1160" height="760"/></figure>



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<p><strong>17h30</strong>, la lumière tombe de quelques lux. Le vidéaste est formel «il faut encore attendre pour les plans drones. Là, on assure la scène de la lavogne». &nbsp;La Graine valide, on reprend les voitures, la côte de Brunas est vite avalée, dans un lacet, un cycliste tire la langue et du braquet, au sommet, les voiles sont gonflées. La lavogne de Brunas, cette mare posée là comme une soucoupe volante, multi-filmée, multi-photographiée où les têtards et les grenouilles jouent les andouilles. Le stabilisateur est rangé dans sa mallette, le vidéaste explique «moi, j’aime bien les plans fixes, je ne suis pas fan quand ça bouge tout le temps». Le trépied est posé, mise au point sur le couple, Fiona sur la mob et Jérémy dans le bon tempo. Une loupe sur le rétro, une autre sur la main dans la poignée dans le coin. En second plan, la lavogne et Mads qui se baignerait bien les mollets. La Graine reçoit un coup de fil bref. Il se tourne vers Mads et Oni «les gars, je l’ai le rendez vous&nbsp;». Ca blague «&nbsp;je te le dis, on va se la louer cette villa à L.A.».</p>



<p>Question de La Graine «on le fait ce plan drone sur la route&nbsp;?». &nbsp;Le Mavic sort de sa mallette, posée au sol, la gosse libellule prend son envol, dans un arbre les abeilles d’affolent. Au loin, direction la Devez Nouvel, Jérémy et Fiona, cheveux au vent, jouent la Dolce Vita, la mob file droit, le drone tire droit, le Larzac en liberté, le causse défenestré.</p>



<p><strong>19h00</strong>, voilà nous y sommes, au bord de la falaise, le vide, la Pouncho en pyramide. Dernier plan avant que la nuit ne prenne le dessus et vienne fondre sur Millau écrasé sous nos pieds. Trois accords, air libre, Jérémy en équilibre, prêt pour son envol. Il dit, la guitare dans le dos «maintenant, c’est à moi de m’affirmer».</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/04/Jeremy-the-voice-la-graine-clip-3.jpg" alt="" class="wp-image-7981" width="1160" height="760"/></figure>



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		<item>
		<title>Millau, comment retrouver la liberté ?</title>
		<link>https://www.liveaveyron.com/2021/03/19/millau-comment-retrouver-la-liberte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gilles BERTRAND]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Mar 2021 11:29:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A Millau]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[En Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture en danger]]></category>
		<category><![CDATA[Culture essentielle]]></category>
		<category><![CDATA[Maison du Peuple]]></category>
		<category><![CDATA[Maison du Peuple Occupée]]></category>
		<category><![CDATA[Millau]]></category>
		<category><![CDATA[Odéon occupé]]></category>
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					<description><![CDATA[Les Boudeuses, Le Retour d’Ulysse, le Plus Petit Espace Possible, trois compagnies installées dans le sud Aveyron. Pour les représenter, Maeva, Justine et Séverine, trois comédiennes, autrices et metteuses en scène aujourd’hui sur le front de la lutte pour reconquérir ces lieux d’expression culturelle. Rencontre au cœur d’une agora créée à la Maison du Peuple de Millau occupée par une coordination  des luttes sociales.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/millau-maison-du-peuple-occupee-7.jpg" alt="" class="wp-image-7800" width="1160" height="760"/></figure></div>



<h2 class="has-text-align-center wp-block-heading"><span style="color: #22228a;">MILLAU, COMMENT RETROUVER LE CHEMIN DE LA LIBERTE</span> ?</h2>



<p class="has-text-align-center"><span style="color: #22228a;"><strong>Les Boudeuses, Le Retour d’Ulysse, le Plus Petit Espace Possible, trois compagnies installées dans le sud Aveyron. Pour les représenter, Maeva, Justine et Séverine, trois comédiennes, autrices et metteuses en scène aujourd’hui sur le front de la lutte pour reconquérir leurs lieux d’expression culturelle. Rencontre au cœur d’une agora créée à la Maison du Peuple de Millau occupée par une coordination &nbsp;des luttes sociales.</strong></span></p>



<p></p>



<p>Le vent du nord se moque bien de nous. Il descend du Lévezou, à fond. Il dévale la République, à fond. Il s’enroule dans le Mandarous en rond. Puis il hésite, pas bien longtemps, La Capelle ou la rue du Mandarous&nbsp;? Vas-y pour la rue piétonne, à cette heure ci, ça ronronne. Là, personne ne l’emmerde. Vent de révolte, vent désinvolte, il prend de la puissance, il bute sur les Halles, il passe en force, place Foch, pour finir en sifflant la meute rue Pasteur, sans peur et sans reproche. Là, au passage, il balaye les banderoles, les coins s’envolent, s’enroulent, la toile noire claque au vent. Il est 8 heures du mat et la Maison du Peuple s’éveille.</p>



<p>Dehors, sur le parvis, ça parle. Je salue Benoît, je ne le dérange pas. J’entends un nom «Gazel». Je pense «ah tiens, sa venue est donc prévue&nbsp;?».Je pousse la porte, je longe le bar. Quelques têtes connues, ça parle. Au fond, coin gauche, pas loin du grand rideau noir, ça parle. Au centre, une table ronde, ça parle. J’hésite à me faufiler. J’ai besoin de repères, je tourne sur mes talons, une jeune femme se précipite sur moi. Elle est grande, les cheveux redressés, petit chignon tressé vite fait au sommet. Pantalon jaune, pull noir, à droite un badge, je lis les Boudeuses. C’est pratique, les présentations sont presque faites. On s’assoie l’un en face de l’autre et on parle.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/millau-maison-du-peuple-occupee-20.jpg" alt="" class="wp-image-7813" width="1160" height="760"/></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/millau-maison-du-peuple-occupee-21.jpg" alt="" class="wp-image-7814" width="1160" height="760"/></figure>



<p>Maeva est de la compagnie les Boudeuses. Les Boudeuses, c’est du théâtre de rue, c’est de la criée publique, de la criée populaire et participative, jouissive et incisive. Ca se joue à pleine voix et gorges profondes, avec prestance, à la lame de rasoir parfois, au balai brosse souvent pour pousser du manche toutes les méchancetés de ce bas monde. C’est parfois rocambolesque et croquignolesque lorsque&nbsp;«Josiane et Chantal» dans le style «Catherine et Liliane» jouent à carton plein et guichets fermés. Parfois ça glisse, parfois ça rentre au chausse-pied. C’est du quotidien, du près de chez soi, des gens d’ici et de l’autre côté de la rue, du politique, du féminisme et de l’écologie avec ou sans poésie mais avec des mots pour lutter contre les maux. Ca déplaît et on se sauve, ça plaît et on s’incruste, alors on participe, on met la main au panier en osier et on rigole un bon coup.</p>



<p>Cette compagnie purement aveyronnaise compte sept boudeuses, des curieuses et des gouailleuses. Aujourd’hui, dans ce hall d’accueil de la Maison du Peuple occupé, Maeva est très sérieuse «nous, habituellement, on joue beaucoup et nous avons beaucoup de chance. Mais là, nous avons annulé 83 représentations». Alors Maeva, Elodie, Claire-Pomme et Marion ont remisé perruques, grosses lunettes et robes rose bonbon pour «découvrir la sédentarité» explique ma metteuse en scène «car nous n’étions jamais chez nous». Le chez nous, c’est ici et à St Georges de Luzençon où la troupe se réunit pour répéter dans une ancienne laiterie. Maeva précise «c’est un lieu glamour». Je fais répéter «glamour ou pas glamour&nbsp;?» elle répète «faut dire glamour. C’est un prêt plus que précieux. Nous sommes très chanceuses».&nbsp; Agenda raturé, sur-raturé, des dates annulées, reportées, encore annulées, seuls trois contrats leur ont été honorés, une misère. Elle ajoute fataliste «notre agenda est plein mais nous restons tributaires de la crise». Ici, dans ce hall, elle gravite autour des commissions, un temps pour construire une réflexion, des actions. Le 13 mars, elle était l’avocate, perchée sur un piano, face aux grilles de la préfecture, chevelure à la Roselyne Bachelot, c’est elle qui le précise. Le samedi 20 mars, était programmée place Foch, une performance artistique, le thème, une inauguration surprise. Le soir même, annulation surprise.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/millau-maison-du-peuple-occupee-1.jpg" alt="" class="wp-image-7794" width="1160" height="760"/></figure>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/millau-maison-du-peuple-occupee-6.jpg" alt="" data-id="7799" data-full-url="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/millau-maison-du-peuple-occupee-6.jpg" data-link="https://www.liveaveyron.com/?attachment_id=7799" class="wp-image-7799" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/millau-maison-du-peuple-occupee-6.jpg 1000w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/millau-maison-du-peuple-occupee-6-300x200.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/millau-maison-du-peuple-occupee-6-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/millau-maison-du-peuple-occupee-25.jpg" alt="" data-id="7818" data-full-url="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/millau-maison-du-peuple-occupee-25.jpg" data-link="https://www.liveaveyron.com/?attachment_id=7818" class="wp-image-7818" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/millau-maison-du-peuple-occupee-25.jpg 1000w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/millau-maison-du-peuple-occupee-25-300x200.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/millau-maison-du-peuple-occupee-25-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure></li></ul></figure>



<p>Maeva s’interrompt, les mots se bousculent, elle porte une main à sa bouche masquée. Elle toussote, elle se racle la gorge, elle marmonne «mets tes mots dans ta bouche». Justine s’assoit à ses côtés «alors on le fait à deux&nbsp;cet entretien ?». Maeva s’éclipse, Justine prend le relais. Une autre compagnie, le «Retour d’Ulysse», installée sur le Larzac au Mas Razal. Le Mas Razal, au pied de son sotch, niché, dans le secret et la bravoure des grands causses,&nbsp; dans le triangle sacré Pierrefiche – Montredon et St-Sauveur. Un lieu improbable pour une compagnie théâtrale. C’est l’histoire de Justine Wojtyniak, devant moi, habillée de noir, mains fines, yeux claires, peau claire, curieuse, voix chaude et parfois accrocheuse, elle souligne «désolé, j’ai gardé mon accent de Pologne». Le parcours de cette vagabonde des mots se dessine sur une carte, deux punaises et un fil rouge tendu entre Cracovie et Paris «ma mère m’a dit «&nbsp;tu as eu ton diplôme, tu as beaucoup travaillé, je t’offre des vacances. Depuis, ma mère le regrette».</p>



<p>La boîte noire n’a pas de frontières. On rentre là où elle vous aspire. Le grand rideau se lève là où l’imaginaire, l’utopie vous conduisent à espérer, à créer. Les planches craquent là où la poésie se fout des bruits de couloir, de bottes et des parloirs. La petite lumière de la metteuse en scène brille là où l’on malaxe les mots, les âmes, la chair et les corps pour écrire des ballets parlés, dansés, chantés. Justine est l’une d’entre elles. Portant en elle l’histoire d’un peuple encore marqué profondément par la tragédie, le ghetto de Varsovie, la rafle, la déportation de 300&nbsp;000 juifs, le macabre, l’ignominie. Ce fut le thème de l’une de ses pièces, adaptée des poèmes de Wladyslaw Szlengen «Ce que je lisais aux morts».</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/millau-maison-du-peuple-occupee-5.jpg" alt="" class="wp-image-7798" width="1160" height="760"/></figure>



<p>Justine fut donc Parisienne presque vingt ans dont sept années comme intermittente du spectacle avec une évidence, le rideau baissé, les loges fermées &nbsp;«tu fais quoi de ton métier&nbsp;? Tu es toujours redevable des périodes de résidence. C’est improductif». Sur son ordinateur, elle tape le mot «Larzac» puis elle tape «bergerie Larzac«, elle raconte «et&nbsp;là, je tombe sur Mas Razal, la vie c’est dingue, il s’agissait d’une annonce de la SCTL. Nous avons donc proposé un projet culturel. Et le premier jour, nous sommes arrivés avec Stéphano, mon compagnon, en pleine transhumance. Nous étions au milieu des brebis. C’était incroyable». Depuis Mas Razal a retrouvé vie, les pierres ont été remontées, les portes sur leurs gongs, le toit rapiécé. Certes le chemin y conduisant demeure fantomatique les jours d’épais brouillard mais n’était-ce pas essentiel&nbsp;dans ce décor grand large, grand vent, démesurément ? Elle avoue l’œil pétillant «nous avions notre nouvelle liberté».</p>



<p>Comme Maeva pour les Boudeuses, Justine est fiévreuse face à la situation de crise touchant le monde du spectacle. Sa nouvelle création inspirée d’un roman d’Olga Tokarczuk «Sur les ossements des morts» est au point mort. Sera-t-il programmé l’été venu&nbsp;? Les portes des financements se sont fermées pour cette pièce mise en scène pour être jouée en milieu ouvert au cœur de ce petit bois de pins attenant au Mas Razal. L’idée centrale, se coller, se frotter, s’endurcir à cette histoire se déroulant dans une communauté forestière, une invitation, une expérience, une déambulation dans les pas d’une vieille femme portée par la folie et la vengeance.</p>



<p>Autour de nous, se préparait l’AG de 13 heures et la venue des élus, prévue le lendemain au petit matin, à l’heure des croissants, des yeux gonflés et de la revue de presse, Arnaud Viala en tête de liste suivi d’Emmanuelle Gazel. Justine au centre de cette agora souligne «on est là pour tout défricher, pour libérer la parole» comme lorsqu’elle crée le «Laboratoire Impossible» au Cent-Quatre à Paris. Dans cette Maison du Peuple sous le regard d’une Sophie Aram un brin aguicheuse en affiche d’un spectacle annulé, Justine virevolte «l’énergie est incroyable. Il y a l’idée de se rassembler mais surtout de réfléchir au monde que l’on veut habiter. C’est mettre en œuvre quelque chose de nécessaire pour se réveiller. Pour poser la question de la place de l’imaginaire».</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/millau-maison-du-peuple-occupee-3.jpg" alt="" class="wp-image-7796" width="1160" height="760"/></figure>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped wp-block-gallery-3 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/millau-maison-du-peuple-occupee-4.jpg" alt="" data-id="7797" data-full-url="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/millau-maison-du-peuple-occupee-4.jpg" data-link="https://www.liveaveyron.com/?attachment_id=7797" class="wp-image-7797" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/millau-maison-du-peuple-occupee-4.jpg 1000w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/millau-maison-du-peuple-occupee-4-300x200.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/millau-maison-du-peuple-occupee-4-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" width="1000" height="664" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/millau-maison-du-peuple-occupee-27.jpg" alt="" data-id="7820" data-full-url="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/millau-maison-du-peuple-occupee-27.jpg" data-link="https://www.liveaveyron.com/?attachment_id=7820" class="wp-image-7820" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/millau-maison-du-peuple-occupee-27.jpg 1000w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/millau-maison-du-peuple-occupee-27-300x199.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/millau-maison-du-peuple-occupee-27-768x510.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure></li></ul></figure>



<p>Devant moi, Séverine a le dos courbé sur son ordi. Elle me dit « j’en ai pour cinq minutes. J’ai trois mails à envoyer». Les cinq minutes sont passées, elle me rejoint, elle demande «c’est bon, je ne suis pas en retard ?». Elle cherche une prise pour son téléphone, cachée sous un rideau. On s’assoie, elle croise les jambes, magnéto. Séverine représente la «Compagnie le Plus Petit Espace Possible». Sur le Larzac, Justine, Séverine et Elise, sa compagne de scène et de création, sont voisines. Mas Razal, Fontvive, à tout casser, c’est à une portée de canon de la 13<sup>ème</sup> DB. Elles ont cela en commun, s’être installées dans un lieu cassé, effondré, à rebâtir, à reconstruire. Séverine précise «on nous a proposé un tas de cailloux. Mais on était bricoleuses, nous avions déjà remonté un café culturel dans le Cantal et puis autour de nous, la solidarité a joué en organisant des chantiers collectifs». Depuis Séverine et Elise n’ont pas quitté la salopette et chaussures à bouts renforcés. Le 13 mars, ensemble, en déambulation, de La Capelle à la Préfecture, elles menaient sans baguette mais avec trompettes, le Larzaco Poët Poët, créé dès leur arrivée dans l’esprit expérimenté de la Fanfare de la Touffe «nous avions des cuivres de rebus. Avec, nous avons monté une fanfare avec nos voisins non musiciens».</p>



<p>Comme le Mas Razal, Fontvive est également un lieu de création artistique pour la Compagnie «Le plus petit espace possible» créée en 2009 par les deux bricoleuses. Ce terme leur va bien, elle le confirme en précisant «nous avons une grosse boîte à outils avec laquelle on improvise&nbsp;». De l’impro sans un mot, histoire sans paroles, juste des sons sans partition, selon la situation, sur l’eau, sur un pédalo, dans la rue, dans l’imprévu, de blanc vêtu, en fonction des bruits, des lieux, trombones et saxos en échos «finalement, on ne sait jamais ce que l’on va faire. On modifie le quotidien. On joue avec des objets sonores comme une mobylette par exemple, c’est d’ailleurs le titre de l’un de nos spectacles. On peut même rentrer chez les gens et jouer sur le canapé» sous le nez enjoué, médusé du proprio&#8221;&#8230; qui n’a plus qu’à payer le café ou l’apéro.</p>



<p>Pour l’heure, les glaçons ne sont pas encore à tinter dans les verres pour arroser une fin de spectacle. La crise est là, une compta à plat, une saison comme un soufflet brûlé, 40 spectacles prévus, 32 annulés, 6 joués, 4 reportés et 31 non indemnisés, envolés, circuler, y&#8217;a rien à voir, rien à écouter. Séverine précise &#8220;avec Les Arts Oseurs, une compagnie basée à Octon, nous avons joué &#8220;Traversées&#8221; dans des lieux sans spectateurs convoqués, surtout en fin d’été jusqu’à la mi-octobre. Mais aujourd’hui, le plus dur, c’est de ne pas pouvoir se projeter. Nous n’avons aucune projection possible. Il nous a fallu comprendre les aides possibles et gérer nos économies, comprendre l’activité ponctuelle».</p>



<p>Depuis une année, Maeva, Justine et Séverine sont dans l’instant présent. Dans l’attente qu’une porte s’ouvre, que la rue se libère, que la boîte noire s’illumine, que le rideau se lève, que la grosse caisse résonne, que le tuba joue la falbala pour repousser le loup noir. Séverine au regard lointain ajoute «devons-nous vivre désormais dans l’instant T&nbsp;? Mais est-ce vraiment la solution&nbsp;?». Dans la survie du quotidien, dans l’invisible, dans l’imprévisible, dans l’instant donné, concédé, accordé, encadré, la liberté peut-elle vraiment s’exprimer&nbsp;?</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/millau-maison-du-peuple-occupee-13.jpg" alt="" class="wp-image-7806" width="1160" height="760"/></figure>



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		<title>Jean-Pierre Bories : distillateur ambulant en Aveyron</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anais Bertrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Mar 2021 15:20:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Aveyron]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Alambic]]></category>
		<category><![CDATA[alcool]]></category>
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		<div class="wpb_text_column wpb_content_element " >
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				<p>Chaque hiver, Jean-Paul Bories prend la route avec son alambic. Distillateur depuis 40 ans, il est l’un des derniers à distiller les marcs de raisins, les pulpes fermentées de fruits. Pendant deux semaines, son alambic a chauffé et fumé sur la petite place d’Aguessac. Rencontre.</p>

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</div></div></div></div><div id="vc_row-685c4d82b6a56" class="vc_row wpb_row vc_row-fluid thegem-custom-685c4d82b6a51708"><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-12 thegem-custom-685c4d82b6b248633"><div class="vc_column-inner "><div class="wpb_wrapper"><div class="gem-youtube gem-wrapbox gem-wrapbox-style-no-style rounded-corners gem-wrapbox-position-below" style="width: 100%;"><div class="gem-wrapbox-inner gem-ratio-style" style="padding-top: 56.25%"><iframe class="gem-wrapbox-element img-responsive" width="100%" height="300" allowfullscreen="allowfullscreen" frameborder="0" scrolling="no" marginheight="0" marginwidth="0" src="//www.youtube.com/embed/k23CO0klkUg?rel=0&amp;wmode=opaque"></iframe></div></div></div></div></div></div>
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		<title>Millau, un jour ordinaire, un jour essentiel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gilles BERTRAND]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Mar 2021 10:33:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A Millau]]></category>
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					<description><![CDATA[Le monde de la culture sous toutes ses formes se mobilise pour la réouverture des cinémas, des théâtres, des salles de spectacle....Millau n'échappe pas à cette lutte pour démontrer que la culture est bien essentielle dans le quotidien de chacun, chacune. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-30.jpg" alt="" class="wp-image-7733" width="1160" height="760"/></figure></div>



<h2 class="has-text-align-center wp-block-heading"><span style="color: #962727;"><strong>MILLAU, UN JOUR ORDINAIRE, </strong></span></h2>



<h1 class="has-text-align-center wp-block-heading"><span style="color: #962727;"><strong>UN JOUR ESSENTIEL</strong></span></h1>



<p>Ce matin, je me suis levé avec une envie…essentielle.</p>



<p>J’ai ouvert le petit volet, dans le ciel, des nuages gonflés à bloc, j’étais gonflé à bloc, c’était….l’essentiel.</p>



<p>J’ai pris une pomme, j’ai pris les clefs, j’ai pris ma caisse, j’ai filé droit….à l’essentiel.</p>



<p>Direction St-Aff, son marché, ses camelots qui ont le bourdon, ses maraîchers en trait d’union et ce joueur d’accordéon se dandinant sur ces talons, l&#8217;essentiel était bien là.</p>



<p>J’ai croisé des gens, dans…l’essentiel, à parloter, à papoter, à cancaner, à discutailler, à ferrailler le bout de gras, à s’agiter du bec et des dix doigts.</p>



<p>J’ai croisé un député, un maire, une adjointe «samedimanchés», sans doute pour une réunion jugée….essentielle.</p>



<p>J’ai baguenaudé ainsi d’un pont à l’autre. En contre bas, la Sorgue assagie, des pêcheurs en treillis, un jour d’ouverture, c’est toujours…essentiel.</p>



<p>Midi, les cloches ont sonné, j’ai pas traîné. C’était l’heure de l’apéro et des farçous bien chauds, c’est un rituel, les petits plaisirs ne sont-ils pas&#8230;essentiels !</p>



<p>Juste un verre, «on va s’en jeter encore un p’tit» comme disait l’oncle Henry. Un verre de Quincy, c’est charnel, vous n&#8217;êtes pas obligés de me croire, c&#8217;est…essentiel.</p>



<p>Direction la Capelle, pour….l’essentiel, enfin pas pour tout le monde !!! Déjà des tambours, des cymbales, des tubas, des saxos et même un piano et puis des déguisés, des chapeautés, des masqués et des pas masqués.</p>



<p>On s’est ébroué, on a marché, le pavé n’était ni chaud, ni froid…on a rigolé, on s’est régalé. On ne s’est pas embrassé mais le cœur y était. On ne s’est pas pris bras dessus dessous, on a fait la moue, mais on était là et c’était bien…essentiel.</p>



<p>Certains ont pensé fort à Simone. Ils ont dit…une petite phrase toute simple&#8230;essentielle «elle aurait aimé».</p>



<p>J’ai croisé des cultureux, des cinéphiles, des musicos, des poètes, des régisseurs, des théâtreux, des malheureux….l’essentiel de la culture à quai, méprisée, tous guichets fermés. J’ai levé le nez, dans le ciel, une jeune femme en vol, sans antivol, sans camisole. Corps suspendu, temps suspendu. Un jour ordinaire, un jour…essentiel.</p>



<p class="has-text-align-center"><em>Millau, le 13 mars 2021, dans le cadre d&#8217;une manifestation populaire organiser pour la réouverture des lieux de culturels</em></p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-1.jpg" alt="" class="wp-image-7704" width="1160" height="760"/></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-2.jpg" alt="" class="wp-image-7705" width="1160" height="760"/></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-4.jpg" alt="" class="wp-image-7707" width="1160" height="760"/></figure>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped wp-block-gallery-4 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-3.jpg" alt="" data-id="7706" data-full-url="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-3.jpg" data-link="https://www.liveaveyron.com/?attachment_id=7706" class="wp-image-7706" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-3.jpg 1000w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-3-300x200.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-3-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-6.jpg" alt="" data-id="7709" data-full-url="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-6.jpg" data-link="https://www.liveaveyron.com/?attachment_id=7709" class="wp-image-7709" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-6.jpg 1000w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-6-300x200.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-6-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure></li></ul></figure>



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<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped wp-block-gallery-5 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-12.jpg" alt="" data-id="7715" data-full-url="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-12.jpg" data-link="https://www.liveaveyron.com/?attachment_id=7715" class="wp-image-7715" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-12.jpg 1000w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-12-300x200.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-12-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-11.jpg" alt="" data-id="7714" data-full-url="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-11.jpg" data-link="https://www.liveaveyron.com/?attachment_id=7714" class="wp-image-7714" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-11.jpg 1000w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-11-300x200.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-11-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure></li></ul></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-13.jpg" alt="" class="wp-image-7716" width="1160" height="760"/></figure>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped wp-block-gallery-6 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-14.jpg" alt="" data-id="7717" data-full-url="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-14.jpg" data-link="https://www.liveaveyron.com/?attachment_id=7717" class="wp-image-7717" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-14.jpg 1000w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-14-300x200.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-14-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" width="1024" height="665" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-17.jpg" alt="" data-id="7720" data-full-url="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-17.jpg" data-link="https://www.liveaveyron.com/?attachment_id=7720" class="wp-image-7720" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-17.jpg 1024w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-17-300x195.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-17-768x499.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></li></ul></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-16.jpg" alt="" class="wp-image-7719" width="1160" height="760"/></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-15.jpg" alt="" class="wp-image-7718" width="1160" height="760"/></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-24.jpg" alt="" class="wp-image-7727" width="1160" height="760"/></figure>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped wp-block-gallery-7 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-19.jpg" alt="" data-id="7722" data-full-url="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-19.jpg" data-link="https://www.liveaveyron.com/?attachment_id=7722" class="wp-image-7722" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-19.jpg 1000w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-19-300x200.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-19-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-18.jpg" alt="" data-id="7721" data-full-url="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-18.jpg" data-link="https://www.liveaveyron.com/?attachment_id=7721" class="wp-image-7721" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-18.jpg 1000w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-18-300x200.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-18-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure></li></ul></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-20.jpg" alt="" class="wp-image-7723" width="1160" height="760"/></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-21.jpg" alt="" class="wp-image-7724" width="1160" height="760"/></figure>



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<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped wp-block-gallery-8 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" width="1000" height="672" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-27.jpg" alt="" data-id="7730" data-full-url="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-27.jpg" data-link="https://www.liveaveyron.com/?attachment_id=7730" class="wp-image-7730" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-27.jpg 1000w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-27-300x202.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-27-768x516.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-26.jpg" alt="" data-id="7729" data-full-url="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-26.jpg" data-link="https://www.liveaveyron.com/?attachment_id=7729" class="wp-image-7729" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-26.jpg 1000w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-26-300x200.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-26-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure></li></ul></figure>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped wp-block-gallery-9 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" width="1000" height="658" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-29.jpg" alt="" data-id="7732" data-full-url="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-29.jpg" data-link="https://www.liveaveyron.com/?attachment_id=7732" class="wp-image-7732" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-29.jpg 1000w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-29-300x197.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-29-768x505.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-28.jpg" alt="" data-id="7731" data-full-url="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-28.jpg" data-link="https://www.liveaveyron.com/?attachment_id=7731" class="wp-image-7731" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-28.jpg 1000w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-28-300x200.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-28-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure></li></ul></figure>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped wp-block-gallery-10 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-32.jpg" alt="" data-id="7735" data-full-url="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-32.jpg" data-link="https://www.liveaveyron.com/?attachment_id=7735" class="wp-image-7735" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-32.jpg 1000w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-32-300x200.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-32-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" width="1000" height="677" src="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-31.jpg" alt="" data-id="7734" data-full-url="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-31.jpg" data-link="https://www.liveaveyron.com/?attachment_id=7734" class="wp-image-7734" srcset="https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-31.jpg 1000w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-31-300x203.jpg 300w, https://www.liveaveyron.com/wp-content/uploads/2021/03/Millau-manifestation-culture-non-essentielle-mars-2021-31-768x520.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure></li></ul></figure>



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